Corona-survival

Pour ses devoirs, Zoé a dû étudier des “survival stories”, puis écrire sa propre histoire de survie.
Je vous la mets telle quelle, avec une petite traduction approximative pour les non-anglophones. Je trouve que ça retranscrit très bien son humeur (et son humour) du moment !

My life in quarantine has hardly been eventful, however I must ensure that I am not going mad. On the contrary, I believe that my mental health is just fine. I have followed a steady schedule of doing homework and watching Netflix. I have been exercising regularly in my garden, though I have felt the urge to bake more. I believe that this has happened to a lot of people over quarantine. I miss human interaction with people other than my family, however we have not started to rip each other’s heads off yet. I am not particularly scared or nervous, I do not have anxiety, my life has become pleasantly mundane. In conclusion, I believe that there are many more important things to be doing, instead of reading about how normal my life has been thus far. I thank you for being interested in my tedious blabbering.

Ma vie en quarantaine n’est guère mouvementée, mais je dois m’assurer de ne pas devenir dingue. Au contraire, je crois que ma santé mentale est parfaite. Je suis un programme régulier de devoirs et de Netflix. Je fais régulièrement de l’exercice dans mon jardin, bien que j’aie ressenti le besoin de cuisiner davantage. Je crois que cela est arrivé à beaucoup de gens en quarantaine. Les interactions avec des personnes autres que ma famille me manquent, mais nous n’avons pas encore commencé à nous arracher la tête. Je ne suis pas particulièrement inquiète ou nerveuse, je n’ai pas d’anxiété, ma vie est devenue agréablement banale. En conclusion, je pense qu’il y a beaucoup de choses plus importantes à faire que de lire sur la façon dont ma vie a été normale jusqu’à présent. Je vous remercie de vous intéresser à mes fastidieux bavardages.

Libérés, délivrés !

Notre gentille voiture, une Megane Scenic achetée d’occasion en arrivant ici, mais qui vient de fêter ses 12 ans, commençait à tomber en morceaux. Littéralement ! Les protections en plastique sous le pare-choc avant ont tendance à se décrocher et à racler sur la route par exemple… Il y avait aussi la boîte de vitesse automatique, qui de temps en temps faisait un très mauvais passage de vitesse puis réclamait l’aide d’un professionnel. Et le lève-vitre électrique, déjà changé il y a 5 ans, qui recommençait à ne plus lever, ou même à baisser les vitres, suivant l’humidité… Etc.

Bref, il était temps de prendre une décision : dépenser quelques (?) sous pour remettre tout ça en état et repartir pour un tour, ou laisser tomber et en racheter une autre. Mais quoi ? Essence ou électrique ? Neuve ou d’occasion ? Décapotable pour profiter du beau temps ?

Et puis on a fait un petit calcul. Entre l’entretien “normal”, le contrôle technique, la taxe routière et l’assurance, on dépense plus de 1000 £ par an à avoir un truc qui nous prend de la place, et qui ne nous sert même plus une fois par semaine. (On se fait livrer les courses à la maison depuis des années, on fait tout le reste en vélo ou en bus.) Et ça ne compte même pas l’achat de la bête elle-même. En fait, c’est surtout l’été qu’elle sert, pour notre tour de France annuel.
Et ça coûte combien de louer une voiture 3 semaines en été? Ah ouais…

Du coup, on s’est décidé, et on tente le coup ! On l’a vendue la semaine dernière (600 £ quand même, on était content) et on s’est acheté… ce magnifique cabas à roulette qui se branche derrière le vélo ! Ça permettra de ramener plus de provisions du marché, ou de faire des courses de temps en temps. On verra si on passe à la charrette plus tard.

On veut aussi s’abonner à 2 services de locations de voiture de courte durée : Hiyacar, qui est de la location entre particuliers un peu comme AirBnB, et co-wheels qui, lui, possède quelques voitures en libre service, à réserver et à débloquer avec un téléphone. (On a eu un peu du mal quand on leur a montré nos vieux permis de conduire rose en carton, avec une photo datant de 25 ans…)

On pense qu’on va regretter la boîte de vitesse automatique (vous avez déjà passé les vitesses de la main gauche, vous ?), et bien sûr l’autocollant Aquarium de La Rochelle à l’arrière… Iris fait un peu la tête aussi, parce qu’on l’emmenait au karaté en voiture le samedi, et que maintenant elle ira en bus. Mais pour l’instant on est plutôt partant pour rester comme ça.
À suivre !

Coronabalades

On se déconfine doucement, petit à petit…
Comme il a fait très beau pendant plusieurs semaines de suite par chez nous, on a bien profité du jardin, mangé dehors et fait quelques balades — dans les endroits les plus paumés qu’on a pu trouver, pour ne pas rencontrer de virus sur notre chemin !

Pour la première, on a démarré d’un pub, le Dew Drop à Hurley. (Notre bouquin de référence pour les promenades s’appelle Pub Walks in Berkshire, donc ça commence souvent comme ça. Bien sûr, il était fermé…)
On a croisé quelques moutons, dont certains devaient être âgés de quelques semaines et avaient l’air tout étonnés de pouvoir courir. On a pique-niqué dans l’herbe (pas celle des moutons !) et on a même cherché l’ombre tellement il faisait chaud !

Pour la deuxième, c’est notre copine Julie qui nous a emmené un soir, vers 19h. Là aussi ça commençait par un pub, mais reconverti en habitation ce coup-ci : le King Charles’ Head, à Nuney Green. On a marché vers le soleil couchant, jusqu’à ce que la faim nous empêche d’avancer. Et là, par miracle, en haut d’une colline juste dans les derniers rayons du soleil, il y avait… une table à pique-nique ! C’était magique.