Corona-rentrée — Zoé

Ça fait 2 semaines déjà que les 2 plus jeunes sont retournées au collège.

C’est un peu spécial cette année, Coronavirus oblige. Les horaires sont décalés pour ne pas que les différents niveaux se croisent. Zoé commence donc 20 minutes avant Iris. Elle ne peut pas non plus arriver par n’importe quelle entrée comme avant – chaque groupe arrive par une entrée différente, ce qui fait qu’elles ont toutes les deux abandonné le vélo et qu’elles y vont à pied maintenant.

Une conséquence de ça : la récréation est parfois au milieu d’un cours ! La cantine est aussi perturbée : Zoé peut maintenant accéder uniquement au “Snack shack”, le stand de sandwiches et panini, et Iris ne peut pas y aller, elle doit prendre un plat chaud. Je suis sûr qu’en France ce genre de choses n’arriverait pas 🙂

Elle est en “year 8” cette année, la deuxième année de collège. Changement récent : elle a décidé cette année de ne plus mettre de jupe et de passer au pantalon d’uniforme. On a demandé pourquoi, mais les explications n’était pas très convaincantes. Elle a toujours son logo “Extinction Rebellion” sur le sac par contre.

Elle est aussi revenue dépitée un soir, parce qu’elle trouve que ses condisciples ne sont pas très politisés. Ou de droite.
Ils ne savent même pas ce qu’est le Brexit. Ils n’ont pas l’air de considérer le réchauffement climatique comme un problème. Et aussi, il y avait une discussion ou des gamins parlaient de “Greta Thunderberg” qui était norvégienne, et qui n’allait pas à l’école. Elle a levé la main (oui, Zoé, la timide !) pour expliquer que Greta Thunberg était une activiste suédoise, qui venait de passer une année sabbatique.

Bref, elle n’a pas fini de changer, et on suit ça de près !

Gaël / Maxine

On a déposé Gaël à l’université de Portsmouth lundi ! Ça fera l’objet d’un prochain article très bientôt. Mais je voulais d’abord vous parler un peu de lui.
Ou plutôt d’elle, parce que voilà : Gaël est une fille.

Il n’y a pas eu de grande révélation un jour, c’est plutôt nous qui avons petit à petit accepté la réalité. Elle n’est pas une grand communicatrice, et on n’est pas très rapide, donc ça a pris du temps… Mais elle a toujours dit qu’elle voulait être une fille, même toute petite. Et voulu mettre des robes, et essayé du rouge à lèvre, etc.
Maintenant, on dit « elle », et on l’appelle Maxine, qui est le prénom féminin qu’elle s’est choisi. (On se trompait régulièrement au début… mais elle a été très patiente avec nous !)

On est en contact avec quelques parents qui vivent des choses similaires, et on fait aussi partie d’une association pour échanger nos expériences. Dans plein d’autre cas, ça ne se passe pas aussi calmement et facilement, donc on se considère comme très chanceux !
On vit aussi en Angleterre où, je pense, être transgenre est plus médiatisé et mieux accepté qu’en France. Les jeunes, en tout cas ici, ne considère pas le genre comme un choix binaire, mais comme une chose plus continue, nuancée et changeante. Certains profs ont aussi commencé à l’appeler « she » avant nous. Ça nous a sans doute aidé à franchir le pas.

Si vous y arrivez, parlez d’elle au féminin et appelez-la Maxine, ça lui fera plaisir.
Si vous n’y arrivez pas, ou si vous vous loupez de temps en temps, elle ne vous en voudra pas. Dites-le autour de vous si vous voulez, comme vous le voulez, sans en faire des tonnes. Elle n’a pas envie d’en faire tout un plat. Pour elle, elle est une fille et voilà, ça ne change rien d’autre.

Comme illustration, je termine sur une photo d’elle au bal de promo de son école, il y a deux ans. Elle a défilé sur le tapis rouge habillée dans cette robe, et son arrivée a été applaudie par toute l’école, élèves et profs…
Ça dénote quand même un sacré courage, qui nous épate beaucoup !

Corona-vacances dans le Nord-Est

C’était la suite logique : après le Sud-Ouest, nous sommes partis de l’autre côté !
Dijon pour commencer, chez Mémé et Dom, où on a encore eu bien chaud. On a fait moins d’activités que d’habitude du coup. Même le traditionnel passage à la bibliothèque, pourtant climatisée, ne nous a pas fait envie : il aurait fallu porter un masque tout le temps, et replacer à part les livres qu’on touchait.

On a quand même pu faire le non moins traditionnel tour dans les arbres, en accrobranche. Et cette année, Zoé était assez grande pour atteindre les parcours les plus compliqués ! Celui qu’elle a fait a eu quelques passages difficiles, où Iris ou moi avons dû l’aider. Mais elle n’a jamais paniqué et attendait tranquillement, suspendue en l’air, qu’on vienne la sauver.

Nous avons également profité du musée des Beaux-Arts, qu’on n’avait pas vu depuis sa réfection, et mangé un super repas au restau, un soir à la fraîche. Ah, et Zoé a joué du Vivaldi à la flûte avec sa grand-mère au violon, mais il va falloir faire un article entier sur Zoé et sa flûte…

Notre dernière étape était à Paris ! On a passé deux nuits chez Margaret en banlieue, et en avons profité pour faire les touristes à la capitale. Les enfants râlaient à l’avance, en disant qu’ils n’aimaient pas les grandes villes, mais finalement ils ont vraiment aimé cette journée.
Le but initial était un tour en bateau-mouche, mais on l’a vu partir juste devant nous, et, Covid oblige, il n’y en avait que toutes les 2 heures… On s’est donc rebattu sur la Tour Eiffel, juste à côté. On y était assez tôt le matin, et il n’y avait pas de queue du tout, on n’avait jamais vu ça ! On est monté (à pied bien sûr !) jusqu’au 2ème étage, et avons détaillé aux enfants tous les monuments qu’on a pu reconnaître !

Ensuite, on voulait emmener les gamins à Montmartre. On a commencé par prendre le métro, puis… par prendre une pizza, avant de grimper jusque là-haut ! Et puis ensuite on était trop lourd alors on a pris le funiculaire… On a retrouvé Sylvie et Coco, et on s’est baladé dans les petites ruelles pavées, c’était très agréable. On a même pris un pot au Moulin de la Galette !

Et le lendemain on est rentré chez nous, et comme à chaque fois qu’on rentre de vacances, il pleut sur la route du retour… Mais ça valait le coup quand même !
Un grand merci à tous ceux qui nous ont hébergé, nourri ou désaltéré pendant ces vacances !

Corona-vacances dans le Sud-Ouest

On avait peur de ne pas pouvoir faire un tour en France pour visiter nos familles cet été. Corona et tout ca… Et puis bon, les quarantaines ont été levées en juillet, et on a vite commandé nos billets de train et loué une voiture avant que ça ne change dans l’autre sens ! (Ce qui est arrivé hier, d’ailleurs…)

Eh oui, loué une voiture, puisqu’on n’en a plus à nous, souvenez-vous ! On a eu quelques surprises avec ça. D’abord le prix : pour passer une voiture de location de l’autre côté de la frontière, il faut bien sûr une assurance supplémentaire. Le coût est de… 60% du prix de la location ! On n’avait pas trop prévu ça.
Quant au modèle, on avait réservé une bonne grosse berline, dans l’idée de remplir le coffre de provisions pré-Brexit. Pas de bol, ils nous ont upgradé pour une BMW 320. Une bagnole de couple riche, très agréable à conduire et avec des gadgets partout, mais pas de vraie 3ème place à l’arrière — du coup Zoé a bien râlé — et surtout un coffre tout en longueur, qui se remplissait très très vite ! On n’a pas pu ramener autant de caisses de vin qu’on aurait voulu…

Bref, nos trajets se sont malgré tout très bien passé. La première destination était La Rochelle, où on a eu bien chaud. On s’est rafraîchi en allant se tremper les pieds dans l’océan. Et un peu plus que les pieds pour certains, voir ci-dessous…

Le deuxième destination était Libourne, où on a eu encore plus chaud ! On a quand même trouvé assez d’énergie pour aller passer une journée à Bordeaux : un peu de shopping le matin “à la fraîche”, et ensuite un tour à la Cité du Vin qu’on a trouvé très intéressante. Distanciation oblige, il n’y avait pas trop de monde, et on en a bien profité. Bien sûr, le plus sympa c’était la dégustation au 8ème étage, avec une superbe vue sur le fleuve !

Allez, un peu de photos.
À suivre !

Corona-survival

Pour ses devoirs, Zoé a dû étudier des “survival stories”, puis écrire sa propre histoire de survie.
Je vous la mets telle quelle, avec une petite traduction approximative pour les non-anglophones. Je trouve que ça retranscrit très bien son humeur (et son humour) du moment !

My life in quarantine has hardly been eventful, however I must ensure that I am not going mad. On the contrary, I believe that my mental health is just fine. I have followed a steady schedule of doing homework and watching Netflix. I have been exercising regularly in my garden, though I have felt the urge to bake more. I believe that this has happened to a lot of people over quarantine. I miss human interaction with people other than my family, however we have not started to rip each other’s heads off yet. I am not particularly scared or nervous, I do not have anxiety, my life has become pleasantly mundane. In conclusion, I believe that there are many more important things to be doing, instead of reading about how normal my life has been thus far. I thank you for being interested in my tedious blabbering.

Ma vie en quarantaine n’est guère mouvementée, mais je dois m’assurer de ne pas devenir dingue. Au contraire, je crois que ma santé mentale est parfaite. Je suis un programme régulier de devoirs et de Netflix. Je fais régulièrement de l’exercice dans mon jardin, bien que j’aie ressenti le besoin de cuisiner davantage. Je crois que cela est arrivé à beaucoup de gens en quarantaine. Les interactions avec des personnes autres que ma famille me manquent, mais nous n’avons pas encore commencé à nous arracher la tête. Je ne suis pas particulièrement inquiète ou nerveuse, je n’ai pas d’anxiété, ma vie est devenue agréablement banale. En conclusion, je pense qu’il y a beaucoup de choses plus importantes à faire que de lire sur la façon dont ma vie a été normale jusqu’à présent. Je vous remercie de vous intéresser à mes fastidieux bavardages.

Libérés, délivrés !

Notre gentille voiture, une Megane Scenic achetée d’occasion en arrivant ici, mais qui vient de fêter ses 12 ans, commençait à tomber en morceaux. Littéralement ! Les protections en plastique sous le pare-choc avant ont tendance à se décrocher et à racler sur la route par exemple… Il y avait aussi la boîte de vitesse automatique, qui de temps en temps faisait un très mauvais passage de vitesse puis réclamait l’aide d’un professionnel. Et le lève-vitre électrique, déjà changé il y a 5 ans, qui recommençait à ne plus lever, ou même à baisser les vitres, suivant l’humidité… Etc.

Bref, il était temps de prendre une décision : dépenser quelques (?) sous pour remettre tout ça en état et repartir pour un tour, ou laisser tomber et en racheter une autre. Mais quoi ? Essence ou électrique ? Neuve ou d’occasion ? Décapotable pour profiter du beau temps ?

Et puis on a fait un petit calcul. Entre l’entretien “normal”, le contrôle technique, la taxe routière et l’assurance, on dépense plus de 1000 £ par an à avoir un truc qui nous prend de la place, et qui ne nous sert même plus une fois par semaine. (On se fait livrer les courses à la maison depuis des années, on fait tout le reste en vélo ou en bus.) Et ça ne compte même pas l’achat de la bête elle-même. En fait, c’est surtout l’été qu’elle sert, pour notre tour de France annuel.
Et ça coûte combien de louer une voiture 3 semaines en été? Ah ouais…

Du coup, on s’est décidé, et on tente le coup ! On l’a vendue la semaine dernière (600 £ quand même, on était content) et on s’est acheté… ce magnifique cabas à roulette qui se branche derrière le vélo ! Ça permettra de ramener plus de provisions du marché, ou de faire des courses de temps en temps. On verra si on passe à la charrette plus tard.

On veut aussi s’abonner à 2 services de locations de voiture de courte durée : Hiyacar, qui est de la location entre particuliers un peu comme AirBnB, et co-wheels qui, lui, possède quelques voitures en libre service, à réserver et à débloquer avec un téléphone. (On a eu un peu du mal quand on leur a montré nos vieux permis de conduire rose en carton, avec une photo datant de 25 ans…)

On pense qu’on va regretter la boîte de vitesse automatique (vous avez déjà passé les vitesses de la main gauche, vous ?), et bien sûr l’autocollant Aquarium de La Rochelle à l’arrière… Iris fait un peu la tête aussi, parce qu’on l’emmenait au karaté en voiture le samedi, et que maintenant elle ira en bus. Mais pour l’instant on est plutôt partant pour rester comme ça.
À suivre !

Coronabalades

On se déconfine doucement, petit à petit…
Comme il a fait très beau pendant plusieurs semaines de suite par chez nous, on a bien profité du jardin, mangé dehors et fait quelques balades — dans les endroits les plus paumés qu’on a pu trouver, pour ne pas rencontrer de virus sur notre chemin !

Pour la première, on a démarré d’un pub, le Dew Drop à Hurley. (Notre bouquin de référence pour les promenades s’appelle Pub Walks in Berkshire, donc ça commence souvent comme ça. Bien sûr, il était fermé…)
On a croisé quelques moutons, dont certains devaient être âgés de quelques semaines et avaient l’air tout étonnés de pouvoir courir. On a pique-niqué dans l’herbe (pas celle des moutons !) et on a même cherché l’ombre tellement il faisait chaud !

Pour la deuxième, c’est notre copine Julie qui nous a emmené un soir, vers 19h. Là aussi ça commençait par un pub, mais reconverti en habitation ce coup-ci : le King Charles’ Head, à Nuney Green. On a marché vers le soleil couchant, jusqu’à ce que la faim nous empêche d’avancer. Et là, par miracle, en haut d’une colline juste dans les derniers rayons du soleil, il y avait… une table à pique-nique ! C’était magique.

Corona-camping

C’était un grand week-end, avec le 8 mai férié et un bon soleil. Du coup on a décidé de changer un peu d’air, et d’aller camper… au fond du jardin !

On a monté les tentes le jeudi après-midi. (Oui, les tentes, parce que Zoé a préféré faire bande à part et dormir dans sa petite tente à elle.) Et le soir, on a fait un feu et on s’est installé autour. Au menu: des cacahuètes à éplucher — et quel plaisir de jeter les coques dans le feu —, des patates sous la cendre, des cubes de comté fondus, une salade de tomates et évidemment des chamallows grillés !

On a bien sûr très mal dormi. Il ne faisait pas bien chaud. Une bestiole est venue faire du raffut juste derrière notre tente vers 4h du matin. Et, malgré le confinement, on a entendu des voitures à peu près toute la nuit.
Iris a été de particulièrement mauvaise humeur le lendemain ! C’est vrai que ça ne correspondait pas bien à son fuseau horaire habituel, où elle se réveille vers midi…

On a courageusement recommencé la nuit suivante : une petite veillée (mais plus courte cette fois-ci…) et on a mieux dormi, fatigue oblige.

Mais on a remballé la tente le samedi. Deux nuits, c’est assez… On était très content de retrouver nos lits cette nuit !

Coronaroutine

Confinés depuis 6 semaines, on a maintenant une bonne petite routine familiale qui s’est installée !

Le matin, je démarre le boulot à 9h : je m’enferme dans notre chambre, à l’étage, et j’enchaîne les réunions ! Mon record, c’est dix dans la même journée…

Gaël a régulièrement des cours, en vidéo également, environ un par jour. Mais la motivation commence à faiblir… Il a commencé à “sécher” en virtuel. C’est facile : on se connecte au cours pour faire acte de présence, on coupe le son et on laisse la fenêtre de vidéo derrière la fenêtre du jeu du moment ! Les cours n’étant pas du tout interactifs, le prof ne voit rien.

Zoé fait encore entre 2 et 4 heures de devoirs quotidiennement, la pauvre. Elle n’a pas beaucoup de retour des profs, du coup la motivation n’est pas vraiment là non plus, mais elle s’y tient. Le samedi, elle a aussi repris les cours de flûte, en vidéo également. Là c’est quand même plus sympa. Par contre, elle devait passer son “grade 2” de flûte la semaine du confinement, elle avait bossé et stressé comme une folle, et là on ne sait pas quand ça arrivera.

Quant à Iris… on ne la voit pas sortir de son lit avant midi au mieux. Disons qu’elle a adopté un fuseau horaire différent de nous !

Vers midi, on se retrouve pour manger ensemble. On arrive à peu près à trouver ce qu’il nous faut en provisions, tout en évitant les supermarchés. La farine et les œufs sont le plus difficile à obtenir, mais on a maintenant des filières en passant par les petits commerçants locaux : le boulanger qu’on va voir tous les week-ends, notre restau chinois favori, qui ne fait plus que de la vente à emporter, etc. Le petit marché local existe encore, tous les 15 jours, mais en version encore plus réduite. Et sinon on utilise Ocado, en réservant notre créneau de livraison une semaine en avance.

L’après-midi, les enfants sont surtout devant un écran ! Zoé cuisine régulièrement aussi. Elle s’y est mise avec plaisir, pour de la pâtisserie ou du ramen, son plat favori depuis bien longtemps. Mais les 2 autres s’y mettent aussi de temps en temps — Gaël pour apprendre à cuisiner en cas d’université l’année prochaine !

En milieu d’après-midi, quand il fait beau, on se fait une demi-heure de sport en famille dans le jardin. C’est Iris qui nous coache, depuis qu’elle a commencé à tordre le nez sur Joe Wicks — voir l’épisode précédent. On fait des étirements, abdos, pompes, planche, encore des étirements. Et après on cueille une branche de menthe et on se fait un thé bien sucré, en essayant de récupérer notre souffle ! Ça fait vraiment du bien, mais il pleut depuis une semaine, et on a plus de mal à se motiver pour le faire à l’intérieur.

L’autre jour, on a ressorti un grand sac de jeux de plage en plastique. Au fond, il y avait une paire de raquettes de ping-pong. Du coup, on a improvisé une table, en utilisant du PQ pour le filet, sur une idée d’Iris. Ça nous a occupé un bon moment !

Le soir, bien sûr on mange ensemble, et après on se fait un film. Vive Netflix, qui nous fournit plein de choses à regarder variées et sans pubs ! Ah, et le jeudi soir à 20h, on sort applaudir le NHS. Oui, on ne fait ça qu’une fois par semaine par ici…

C’est là qu’Iris commence vraiment sa journée ! Elle fait soit des devoirs de temps en temps, soit des jeux sur son ordinateur tout neuf, y compris des jeux en réseau avec ses potes. On l’entend jacasser en anglais jusqu’à minuit…

En étant 5 à la maison, on ne peut pas dire qu’on souffre de la solitude… Bref, on ne s’en sort pas trop mal !

Anne et le mot juste

Bon, quittons un peu ce satané virus, et parlons un peu de l’emploi du temps de Anne ! Vous vous souvenez qu’elle bossait dans une école super chic, un pensionnat pour jeunes filles riches à Ascot. Bon, elle a tenu 5 ans, mais elle a démissionné l’été dernier. Elle appréciait beaucoup le contact avec les élèves, mais pas trop celui avec les collègues ! La plupart étaient bien brexiteurs, et elle ne se sentait pas du tout “welcome” ces derniers temps… De plus, le trajet était un peu pénible et la paye assez minable, surtout après que le billet de train mensuel l’amputait d’un quart !

Bref, il était temps d’essayer autre chose, et elle a donc créé Le Mot Juste : elle s’est mise à son compte, pour proposer des cours de français aux élèves aux alentours. Elle a rapidement récupéré une de ses anciennes élèves, qui vient une heure tous les samedis, et deux autres gamins qu’on connaît par l’école primaire. C’était un bon début, mais le “corona-lockdown” a mis un bon coup d’arrêt à tout ça…

En discutant avec une nana de la boîte à côté de la mienne, il y a quelques mois, je me suis rendu compte que leur business était de placer des étudiants chinois dans des écoles huppées britanniques. Je lui ai immédiatement refilé une carte de visite de Anne. Un mois après, elle était invitée à un entretien, puis embauchée ! Elle donne maintenant des cours de français à un jeune collégien chinois, temporairement avec sa famille à Los Angeles pour cause de confinement. (Sinon, il est dans une école anglaise… Il y en a qui ont une vie compliquée !)

Elle lui fait donc des cours vidéos de une heure trente (c’est long !), deux fois par semaine (c’est souvent !). Ça l’oblige à faire plein de préparation, mais bon, il n’y a pas de trajet, et ça fait voir de nouveaux horizons (virtuels !). En espérant qu’il y en ait d’autres plus tard…

Ah oui, et si vous voulez apprendre des expressions françaises en langue anglaise, vous pouvez consulter sa rubrique Le mot de la semaine, qu’elle met à jour fidèlement tous les lundis — et y compris sur Facebook 👍
Bonne lecture !