80 ans à Marsilly

On ne l’avait pas fait depuis presque 2 ans : un séjour en France ! L’occasion était les 80 ans d’André, mais on était surtout content de se retrouver tous ensemble, après le raté de Noël dernier. On n’est resté que la semaine de Pâques (et même pour Maxine, juste le week-end de Pâques, parce qu’elle n’avait pas de vacances), en faisant le trajet en train.

Ça fait une bonne journée de transports : bus pour la gare de Reading, puis train jusqu’à Londres, puis métro pour changer de gare, puis Eurostar jusqu’à Paris, puis métro pour changer de gare, puis TGV jusqu’à La Rochelle, et enfin un bus pour finir !
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Mais au final, on met autant de temps qu’en voiture, et c’est moins pénible. Par contre, pas question de ramener des caisses de vin…

Le week-end est passé très vite, principalement à table pour manger, mais aussi pour papoter ! Les cousins se sont vraiment bien entendus, ils sont maintenant tous bien ados. Mais on leur a quand même fait une petite chasse aux œufs dans le jardin…
(Zoé m’a dit: “À un moment, je me suis rendu compte que j’étais aussi grande que tout le monde maintenant… C’était bien !”)

On a aussi fait quelques tours dans La Rochelle, y compris une bonne balade en vélos loués, depuis le centre jusqu’à la plage de Chef-de-Baie pour les connaisseurs. Toutes ces pistes cyclables sous le soleil, c’était un vrai plaisir !

Pour le retour, mêmes transports dans l’autre sens. Notre Eurostar a juste eu 1h de retard : le hall a dû être évacué à cause d’une patate qui a voulu ramener un obus de la 1ère Guerre mondiale dans ses bagages…

Iris et ses 18 ans

Et ouais, nos enfants se font vieux ! C’était au tour d’Iris de passer à l’âge adulte, le week-end dernier.

Elle a fêté ça avec ses potes, le vendredi soir, de la façon traditionnelle en Angleterre : avec de l’alcool, bien sûr ! Ils sont restés raisonnables — on pense : un Jägerbomb et un drinking game à base de Mario Kart, qui s’est soldé par quelques shots de vodka. Elle est rentrée à minuit passé, mais elle avait l’air plutôt fraîche le lendemain.

On avait aussi prévu de fêter ça en famille, dans un steak restaurant, où on s’est régalé. Et oui, on a bien sûr ajouté une bonne bouteille de rouge français !

Quand elle ne picole pas, Iris bosse beaucoup pour passer ses A-levels (~ bac), dont les épreuves seront de fin mai à fin juin. Ensuite, si tout va bien, elle ira étudier l’archéologie en septembre à l’université — soit à York, soit à Leicester, en fonction des résultats.

Et pour se détendre, entre 2 parties de Tetris, elle continue à construire ses petites maisons, qui sont de plus en plus évoluées. Jugez-en !

Corona-🦠 2

Lundi, Zoé est revenue de l’école un peu fatiguée.
Mardi, elle est restée à la maison, avec presque 39° de fièvre.
Mercredi, elle allait beaucoup mieux, je l’ai emmenée (en tandem!) se faire PCR-iser.
Jeudi, on a reçu le résultat: positif !
Vendredi, elle aurait dû se faire vacciner, mais à la place elle a éternué et joué à l’ordi.
Samedi, pareil.
Dimanche, elle va faire un auto-test pour pouvoir peut-être retourner à l’école…
Lundi !

Cornouailles — suite et fin

Pour notre dernier jour de vacances, on est allé à Eden Project, une sorte d’intermédiaire entre le jardin botanique et le parc à thème. Le projet date d’il y a 20 ans, il s’est construit sur une ancienne mine (encore !) d’argile, où plus rien ne pouvait pousser. Ils ont passé des années à refaire les sols, puis à construire des grandes bulles pour y faire deux “biomes” : un tropical et un méditerranéen.

C’est assez impressionnant, autant de l’extérieur que de l’intérieur. On serpente au milieu de plantes, ou parfois au-dessus, pour la forêt tropicale. Il y a même des oiseaux qui se baladent librement : des bien connus dans le biome méditerranéen, et des roulroul dans le tropical.

On a passé la journée à déambuler là-dedans, et c’était dépaysant et agréable.
Mais bon, on a quand même trouvé ça bien cher, bien commercial (la grosse boutique à la sortie, etc.) et pas très didactique finalement. Bref, on ne recommande pas forcément, mais les photos sont sympas !

Cornouailles – Land’s End

Et le premier janvier, qu’est-ce qu’on fait en Cornouailles? On va à Land’s End — le bout du monde, l’extrême pointe au Sud-Ouest de la Grande Bretagne, le Finistère de l’Angleterre !

C’est un coin extrêmement touristique, vu la taille du parking et le nombre d’attractions idiotes qu’on y trouve… toutes fermées bien sûr ! Bon, on a bien croisé quelques dizaines de personnes sur la journée, mais c’était plutôt calme et sauvage ! À un moment de la balade, on a pu, sans faire la queue comme c’est le cas en été, être les personnes la plus à l’Ouest de toute la Grande Bretagne !

On a pique-niqué en regardant les vagues (et quelques mouettes), on a ensuite admiré la petite plage de Sennen (et quelques surfeurs) et on a fini notre boucle avec un rayon de soleil (et quelques poneys). Un bon bol d’air salé, et quelques photos sympas !

Ah oui, et en sur la route du retour, on a croisé au bord de la route, le “Saint Michael’s Mount”, dont la silhouette vous dira peut-être quelque chose…

Cornouailles — suite

Suite — en léger différé — de nos aventures hivernales en Cornouailles.
Mais d’abord, on souhaite à nos lecteurs et lectrices une ✨ SUPER ANNÉE 2022 ✨ en espérant enfin pouvoir vous y retrouver en personne, et pas à travers un écran ! Vous nous manquez beaucoup.

Alors, au programme de ces quelques jours : encore des balades au bord de l’océan, des paysages côtiers superbes, du brouillard et de la grisaille mais pas de pluie. Les vues nous font penser à la Bretagne, mais en bien plus désert !

Ah, et une visite d’Exeter aussi. C’est une des universités sur la liste d’Iris, et elle voulait aller voir le campus. Il est bien agréable, très vert et espacé. Mais tout était fermé bien sûr. (On a juste pu trouver à manger à la buvette du théâtre, qui passait alors un spectacle pour enfant…) On a ensuite marché jusqu’au centre ville, mais il n’avait rien de bien folichon, à part l’impressionnante cathédrale anglicane.

Et pour le réveillon du 31 ? On est resté au gîte, on s’est fait un poulet rôti-frites surgelées et une Bakewell tart absolument pas faite maison, on a bu une bouteille de Cava et on a joué à des jeux de société. (J’essaie d’apprendre aux enfants à jouer à la belote, ce monument de culture française…)
C’était parfait 😁

Cornouailles — jour 1

Pour nous remettre de nos fêtes presque passées en France… on a décidé la semaine dernière de partir un peu pour nous changer les idées ! Ou plutôt, j’ai décidé, puisque Anne ne le savait pas, c’était son cadeau d’anniversaire…
Lundi, on a donc mis tout le monde dans une voiture de location, et en route pour la pointe de la Grande-Bretagne ! On est arrivé le soir dans une magnifique maison trouvée par Airbnb. Les critères étaient : proche de la mer, et avec une cheminée. Le grand luxe !

Le lendemain, on est parti à pied et on a fait un grand tour en passant par le chemin côtier. Le temps était… pas trop humide, mais venteux ! On a pris des embruns, et il a fallu courir après quelques bonnets envolés. La côte est très découpée et sauvage. On voit régulièrement des anciennes constructions, vestiges du passé minier de la région. (Pour ceux qui ont vu ou lu Poldark : c’est là !)

Sur notre chemin du retour, on a trouvé un pub ouvert, juste quand les gamins commençaient à traîner la patte. Et puis on est rentré se mettre au chaud devant notre cheminée, à écouter le vent souffler !
Allez, des photos !

Corona-Noël 2

On a donc dû s’organiser un Noël “at home” rapidement (voir l’épisode précédent). Pas de panique : au marché il restait justement un bon gros rôti de boeuf. Et comme il y a aussi un producteur de champignons, c’est parti pour un boeuf en croûte – avec pâte feuilletée maison, mais oui ! Quant au dessert, une pâtissière française et sympa du coin nous a fait une bûche pistache-chocolat qu’on a beaucoup aimé.

On a même pu se faire un réveillon, avec foie gras, saumon fumé et fruits déguisés.

Et pour finir, le père Noël est passé comme prévu. Ouf !

Coro-no-voyage

Bon, on a laissé tomber… On n’ira pas en France ces vacances, encore.
Les règles changent à nouveau à partir de demain : il faut maintenant un test de moins de 24h pour venir (au lieu de 48h avant). Et une quarantaine en arrivant, que l’on peut interrompre au bout de 48h avec un test PCR. Et on doit s’enregistrer avant de partir, pour qu’ils puissent nous contrôler.
Tout ça serait faisable, mais on a la trouille qu’un seul des 26 (!) tests qu’on aurait à faire en 2 semaines s’avère positif, et là on serait coincé pour 10 jours, en loupant l’école et le boulot. Et puis les chiffres ne sont pas bons du tout, des deux côtés de la Manche, on s’attend à un nouveau durcissement la semaine prochaine. Ah oui, et mon Eurostar a gentiment été annulé hier… Bref.

On est vraiment déçu bien sûr. D’autant que ces décisions commencent à sentir la politique : seule la Grande-Bretagne est concernée par les dernières mesures, alors que d’autres pays autour sont tout autant en mauvais état. Mais enquiquiner les Anglais, c’est facile, c’est pas cher, et ça peut rapporter gros ! On attend maintenant l’inévitable réplique de BoJo… 🤡

Allez… Du coup, on a fait des courses de Noël, acheté une bouteille de Piper-Heidsick et du saumon fumé pour le réveillon, on va se faire du vin chaud et des feux dans la cheminée, et les chansons de Noël tournent en boucle. Et peut être même qu’on ira faire un petit séjour dans la campagne après Noël, pour se changer les idées…
On garde aussi nos bons d’achat Eurostar ; on espère bien s’en servir dans les 6 mois à venir !

La bise à tout le monde, et JOYEUX NOËL !

Corona-voyages

On a bien l’intention de faire un tour en France à Noël — ça fait 18 mois qu’on n’a pas vu nos familles, et aussi notre réserve de vin est complètement épuisée ! Mais c’est pas très simple, avec tous ces variants en folie. On pense avoir maintenant (presque) tous les éléments pour y arriver. Laissez-moi vous raconter !

D’abord, il nous faut un test antigène pour traverser la frontière vers la France. Ces tests sont dispensés gratuitement, on en a régulièrement par l’école, mais… pas question d’utiliser ceux-là, bien sûr ! Il faut passer par un fournisseur affilié par le gouvernement, qui en fournit la liste : il y en a plus de 400, dont les prix s’échelonnent de 15£ à… 235£ !
On fait quoi, on prend le moins cher? Le plus cher? Celui du milieu?
Quand on essaie d’en commander sur ces sites, on est souvent obligé de fournir plein d’information (nom, date de naissance, photo du passeport, etc.), et après il faut prendre un rendez-vous pour venir retirer le test, et finalement il n’y a pas de créneau avant janvier…
On a fini par trouver une pharmacie locale qui les fournit, pour 59£. À multiplier par 5 pour nous tous… Bon.

C’est pas fini ! Il nous faut aussi un test pour passer la frontière dans l’autre sens, à notre retour. On peut probablement le faire dans une pharmacie en France, mais ce sera plein de jours fériés, le plan blanc est déclenché, on ne sait pas s’ils seront acceptés… Bref, on va commander un autre paquet de tests à 59£ qu’on emmènera avec nous, pour notre tranquillité d’esprit.

C’est pas fini ! Après notre retour, on devra rester en quarantaine chez nous, jusqu’à obtenir un test négatif de PCR. Ce test est encore différent, et plus cher : 105£, et il doit être commandé avant de voyager. Il faut le renvoyer par la poste, et on reçoit le résultat 36h plus tard. Normalement. En attendant, on doit rester chez soi. Les enfants et Anne vont donc devoir manquer quelques jours d’école.

C’est pas fini ! En France, comme on voyage en train, il nous faut le fameux pass sanitaire. Pas de problème pour 3 d’entre nous : on est doublement vaccinés, ni pour Iris, qui a choppé le covid le mois dernier, et est donc considérée comme immunisée. On a installé l’app sur nos téléphones, et elle reconnaît le QR code British et crée un autre QR code reconnu en France. Ouf !
Mais pour Zoé, c’est plus compliqué. Elle ne peut pas obtenir de deuxième dose ici — seuls les plus de 16 ans ont ce privilège. Il va donc falloir qu’elle fasse régulièrement des tests en France, pour avoir le droit de prendre le train, ou aller au restau, au musée, etc. En espérant que les pharmacies seront ouvertes, les tests disponibles, etc.

Tout ça devrait bien se passer (sauf pour le portefeuille, qui va en prendre un coup ! Vous avez fait l’addition ?)
Notre grande frousse, c’est qu’on se retrouve positif à un de ces tests, ou qu’il n’y ait pas de pharmacies ouvertes pour tester Zoé, ou que les règles changent brusquement, ou que les résultats n’arrivent pas à temps, etc. Il y a tellement de paramètres, on pourrait se retrouver coincé en France, ou à une frontière ou même chez nous.

Allez, on y croit, et on vous tient au courant. Joyeux Noël à toutes et tous !

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