Corona-Noël

C’était le tour de Mémé et Dom de venir nous voir à Noël, mais bien sûr, le virus en a décidé autrement. Maxine a quand même pu quitter son université pour nous rejoindre, heureusement !

Le confinement ici était plutôt costaud : on ne pouvait voir qu’une personne à la fois, et dehors. On a donc passé un Noël tranquille, juste nous cinq, en restant principalement au chaud chez nous ! (On a juste vu une copine une fois, en allant nous balader dans le petit bois à côté. Le virus peut toujours essayer de nous attraper avec ça !)

Pas de grand repas gargantuesque, mais quand même un bon dîner aux chandelles pour le réveillon (foie gras, tourte porc et abricots, fruits déguisés) et un excellent repas le jour de Noël (carré d’agneau, choux de Bruxelles, pommes de terres dauphines, bûche aux marrons). On avait même trouvé du champagne pas trop cher !

Pour les cadeaux, le Père Noël n’a pas refait l’erreur stupide de l’année dernière en offrant des billets de spectacles à tout le monde 🤦 (4 spectacles -> 2 annulations et 2 reports…). Il est donc là aussi resté simple: boucles d’oreilles et parfum pour Maxine, équipements de sport en intérieur pour Iris, partoches et “hoodie” Ghibli pour Zoé.

Quant au réveillon du premier de l’an, on a encore bien mangé (saumon fumé, foie gras à nouveau, crème brûlée maison) et on s’est mis devant la télé pour regarder un film comique de zombies, Shaun of the Dead. Oui, ça existe et on a bien rigolé ! Ça nous a permis d’oublier un peu que c’était la soirée du Brexit…

La rentrée cette semaine a été un peu chamboulée… Notre cher premier ministre avait décidé que les écoles secondaires ne rentreraient que la semaine suivante, mais les écoles primaires reprendraient le lundi prévu. Finalement, dès le lundi soir, au vu de la situation… il a changé d’avis, et tout le monde reste chez soi pendant au moins deux mois. On est donc 5 à bosser de la maison pour l’instant, et jusqu’à nouvel ordre.

Allez, on vous souhaite une “happier” année 2021 !
Bises virtuelles à tout le monde, et surtout bonne santé !

Confinement II

J’attendais qu’il se passe quelque chose — n’importe quoi —pour écrire un article, mais c’était une mauvaise idée… Allons-y pour une petite mise à jour, orientée Coronavirus, bien sûr !

Le second confinement ici est très similaire à celui qui existe en France. Les règles sont un peu différentes (on n’a pas ces ridicules attestations à s’auto-approuver par exemple !) mais l’idée est la même : les enfants vont à l’école, les parents télé-travaillent s’ils le peuvent, et on a une application sur téléphone qui ne sert à rien.

L’école nous envoie un e-mail tous les jours (dimanches compris !) pour nous raconter combien d’enfants ont été déclarés positifs dans chaque niveau (entre 3 et 5 en moyenne) et combien doivent s’isoler pour 2 semaines (une vingtaine par jour). C’est un boulot énorme pour eux, parce qu’il n’y a pas vraiment de classe ici : les gamins changent de groupe à chaque heure. Il faut donc que l’école enregistre qui s’assied à côté de qui à chaque cours, et prévienne les voisins directs des malades.

C’est arrivé à Iris, qui a dû rester à la maison une semaine, parce qu’elle a eu un voisin de table testé positif. Elle a donc eu des cours à distance, que les profs retransmettaient en direct pendant la leçon, ou juste des devoirs supplémentaires. Jusqu’au vendredi matin, où, surprise, on a eu un coup de fil à 8h30 nous annonçant que le test était un faux positif, et qu’elle devait retourner à l’école immédiatement ! La pauvre 😀

Comme l’école n’a pas assez de profs disponibles pour assurer tous les cours, ils ferment aussi un niveau par semaine. La semaine dernière, c’est l’année de Zoé qui est restée à la maison, et cette semaine celle d’Iris. Il y a plein de profs absents, qui sont souvent remplacés. Pour l’école, tout ça est une gestion de dingue…

Quant à Maxine, presque tous les cours sont en ligne, excepté une heure par semaine. Elle vient juste de rentrer de Portsmouth pour les 3 semaines de vacances. Elle aura des examens en janvier, et ensuite débutera le second semestre. Elle s’en sort très bien, pas de souci ! Les cours sont plutôt de la remise à niveau pour l’instant, et elle a largement celui qu’il faut dans la plupart des matières.

Anne vient de retrouver un petit boulot dans une école pas très loin: Luckley House School. Elle avait quitté St Georges (l’école de filles, souvenez-vous !) l’année dernière, après 5 ans, parce que le trajet devenait pénible, et les collègues brexiteurs encore plus… Ici c’est une école plus accueillante, et elle n’y passe que 3 heures par semaine, le lundi. Ça se passe bien, mais elle redécouvre à quel point les garçons prennent de la place et sont bruyants !

Quant à moi, je travaille toujours de la maison, et je trouve ça toujours inefficace et peu agréable. Pour me défouler, je me suis même mis à courir de temps en temps, le soir ! Ça ne m’était pas arrivé depuis Hawaï je pense… Bon, je ne dépasse pas 20 minutes pour l’instant.

On prépare Noël tranquillement. Pour nous, ce sera notre premier sans famille autour.
On espère que vous vous en sortez au milieu de cette pandémie, on vous souhaite un joyeux Noël et on vous fait de gros bisous de fêtes — à bonne distance !

Anniversaire à Portsmouth

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Maxine ! 19 ans déjà… C’était il y a tellement longtemps, ce blog n’existait même pas !
Comme les 2 autres avaient des petites vacances cette semaine (et qu’on était entre deux confinements…) on est allé faire un tour à Portsmouth pour la retrouver ! Une voiture de location, une chambre familiale dans un hôtel pas très loin, et hop !
Cet hôtel avait son restaurant en travaux, et ne pouvait même pas nous fournir les “breakfast boxes” qu’il avait promises. Heureusement, ils ont toujours une bouilloire pour le thé, et on avait amené une petite valise pleine de viennoiseries ! 🥐

On a retrouvé Maxine le samedi soir, devant sa résidence étudiante. On n’avait pas le droit d’y rentrer, mais on a fait un tour dans Portsmouth. On s’est bien fait mouiller en allant sur la digue — il y avait une tempête avec des rafales à 80 km/h, mais on a réussi à éviter les embruns. On a fini dans un pub, d’abord pour un chocolat chaud, puis finalement pour manger, vu qu’on n’avait pas encore terminé de sécher. C’est là qu’on lui a offert ses cadeaux, du coup : plein de pain d’épices de Noël, un nouveau téléphone, mais surtout un ouvre-boîte — elle a cassé le sien, et dans une vie d’étudiante, c’est un objet important !

Le lendemain, dimanche, on est parti tous les 5 sur l’île de Wight, juste en face. Anne a très bien supporté le bateau, et on a emmené les enfants visiter Osborne House, la résidence d’été de la reine Victoria et de sa ribambelle de gamins. (On y était déjà allé à deux, il y a 4 ans, mais les enfants ne l’avaient pas vue !) On n’a presque pas eu d’averses. Mais pas mal de salles ou d’endroits étaient fermés, pour cause d’hiver ou de Corona, on n’a pas su.
Pour finir la journée, on est allé tout au bout de l’île de Wight, un coin plus sauvage avec de jolies falaises, et les fameuses Needles tout au bout. On a pris un autre chocolat chaud, avant de reprendre le bateau et de rentrer dans notre hôtel.

Le lundi, on n’avait pas Maxine avec nous, elle bossait, la pauvre ! (En ce moment, ça veut dire rester dans sa chambre et suivre des cours en ligne… Elle a quand même UN cours en présentiel dans la semaine.) On a commencé par faire un tour dans les Farlington Marshes, une zone de marécages et réserve ornithologique. On a vu plein d’oiseaux, mais aussi de jolis petits veaux !
Enfin, on est revenu dans Portsmouth et on a suivi une grande balade pendant 3 heures, qui nous a fait passer par les coins les plus marquants. On a même vu un marché aux poissons, ce qui bizarrement est plutôt rare dans notre île ! Anne a très envie de venir s’installer là maintenant…
On a retrouvé Maxine le soir pour un nouveau chocolat chaud, et on est rentré manger dans notre hôtel sans restaurant, des nouilles instantanées à l’eau de bouilloire.

Le lendemain, on est allé voir le musée du D-Day — la plupart des bateaux du débarquement étant partis de Portsmouth. Pour s’en remettre, on s’est fait un bon restaurant le midi, on a dit au-revoir à notre grande, et on est rentré tranquillement chez nous.
Allez, les photos !

Corona-rentrée — Maxine

Tout d’abord, un grand merci à tous pour vos messages concernant Maxine. Ça nous touche beaucoup que vous acceptiez cette réalité, avec bienveillance !

Bon, mais cette rentrée à l’université alors ? Eh bien c’était aujourd’hui ! Mais Maxine avait choisi d’aller s’installer dans sa nouvelle chambre à Portsmouth… il y a 3 semaines déjà ! Non, elle n’est pas fâchée avec ses parents, juste très impatiente de commencer sa nouvelle vie d’étudiante !

On est donc parti le lundi 14 septembre à trois, dans un camion loué pour la journée, en laissant Iris et Zoé se débrouiller. (Au départ, on pensait louer une petite camionnette à 2 places, mettre Anne dans le train à l’aller et la ramener en voiture. Mais le train est tellement cher, même pour un aller simple, que c’était plus avantageux de louer un mini camion avec 3 places à l’avant ! Et aussi plus sympa.) On a donc chargé tout cet immense espace avec un vélo et quelques valises, et on est parti sous le soleil vers Portsmouth !

Il n’y a que 2 heures de route, donc on est arrivé rapidement. Un peu trop tôt même : on avait rendez-vous à midi, il n’était qu’onze heure. Pour s’occuper, on est allé se manger un morceau dans un parc du coin. Contrairement à beaucoup d’université en Angleterre, celle de Portsmouth est au cœur de la ville, pas sur un campus à l’écart. C’est probablement ça qui a plu à Maxine d’ailleurs. Et Portsmouth est un port très sympa — mais on y est déjà allé récemment, souvenez-vous !

La résidence étudiante est une grande tour de 25 étage – la chambre qui lui a été attribuée est quand même au 15ème étage. Chaque étage comporte plusieurs couloirs, de 9 chambres chacun, avec une cuisine commune. Les chambres sont “en-suite”, c’est à dire avec douche, WC et lavabo individuel. Pas de cantine par contre, ni de restau U. Il va falloir apprendre à réchauffer des boîtes de conserve !

En deux heures, on avait tout monté dans la chambre, stocké le vélo à l’abri et fait quelques courses de base pour tenir une semaine sans mourir de faim. Il était 15h, et on a bien compris qu’elle avait plutôt envie de se retrouver toute seule dans sa chambre ! On est donc parti, avec la gorge quand même un peu serrée, mais bien content que ça se passe comme ça !

Maxine est revenue nous voir le week-end dernier, pour aller à un rendez-vous d’orthodontiste lundi matin. (Enfin, quand je dis le week-end… elle est arrivée dimanche à 20h, et est repartie le lundi vers 15h, hein !) Les cours ne reprendront vraiment que lundi prochain, il lui reste donc quelques jours d’oisiveté, avant de finir ces loooongues vacances de 7 mois !

Corona-rentrée — Iris

Iris aussi a fait sa rentrée, en 6th form (lycée, en gros). C’est dans le même établissement, mais assez différent : il n’y a plus que 3 matières, des classes toutes petites d’une dizaine d’élèves au max, et il n’y a plus d’uniforme ! Du coup, il a fallu qu’elle se trouve un style, c’était dur… Elle a choisi chemise hawaïenne, ce qui lui va très bien – et pas juste parce qu’elle se fait plein de taches en mangeant…

Comme matières, elle a pris Histoire (sa matière préférée, la Maman est très fière), Littérature anglaise, et… Criminologie ! (Elle hésitait avec Biologie, le Papa aurait préféré.)
Il y a beaucoup de travail personnel : elle a déjà rendu un essai sur le début de règne d’Élisabeth Ière, un autre sur la fusillade de Columbine, et probablement quelques autres encore, dont on n’entendra jamais parler.

Le 6th form ne dure que 2 ans, et ensuite ce sera les A level, puis l’université. La Maman a déjà choisi son sujet d’étude pour elle : Archéologie ! C’est pour concilier ses goûts pour l’Histoire et pour crapahuter dans la boue. Iris ne dit pas non pour l’instant… mais elle trouve que sa mère l’utilise un peu trop pour vivre par procuration.

Corona-rentrée — Zoé

Ça fait 2 semaines déjà que les 2 plus jeunes sont retournées au collège.

C’est un peu spécial cette année, Coronavirus oblige. Les horaires sont décalés pour ne pas que les différents niveaux se croisent. Zoé commence donc 20 minutes avant Iris. Elle ne peut pas non plus arriver par n’importe quelle entrée comme avant – chaque groupe arrive par une entrée différente, ce qui fait qu’elles ont toutes les deux abandonné le vélo et qu’elles y vont à pied maintenant.

Une conséquence de ça : la récréation est parfois au milieu d’un cours ! La cantine est aussi perturbée : Zoé peut maintenant accéder uniquement au “Snack shack”, le stand de sandwiches et panini, et Iris ne peut pas y aller, elle doit prendre un plat chaud. Je suis sûr qu’en France ce genre de choses n’arriverait pas 🙂

Elle est en “year 8” cette année, la deuxième année de collège. Changement récent : elle a décidé cette année de ne plus mettre de jupe et de passer au pantalon d’uniforme. On a demandé pourquoi, mais les explications n’était pas très convaincantes. Elle a toujours son logo “Extinction Rebellion” sur le sac par contre.

Elle est aussi revenue dépitée un soir, parce qu’elle trouve que ses condisciples ne sont pas très politisés. Ou de droite.
Ils ne savent même pas ce qu’est le Brexit. Ils n’ont pas l’air de considérer le réchauffement climatique comme un problème. Et aussi, il y avait une discussion ou des gamins parlaient de “Greta Thunderberg” qui était norvégienne, et qui n’allait pas à l’école. Elle a levé la main (oui, Zoé, la timide !) pour expliquer que Greta Thunberg était une activiste suédoise, qui venait de passer une année sabbatique.

Bref, elle n’a pas fini de changer, et on suit ça de près !

Gaël / Maxine

On a déposé Gaël à l’université de Portsmouth lundi ! Ça fera l’objet d’un prochain article très bientôt. Mais je voulais d’abord vous parler un peu de lui.
Ou plutôt d’elle, parce que voilà : Gaël est une fille.

Il n’y a pas eu de grande révélation un jour, c’est plutôt nous qui avons petit à petit accepté la réalité. Elle n’est pas une grand communicatrice, et on n’est pas très rapide, donc ça a pris du temps… Mais elle a toujours dit qu’elle voulait être une fille, même toute petite. Et voulu mettre des robes, et essayé du rouge à lèvre, etc.
Maintenant, on dit « elle », et on l’appelle Maxine, qui est le prénom féminin qu’elle s’est choisi. (On se trompait régulièrement au début… mais elle a été très patiente avec nous !)

On est en contact avec quelques parents qui vivent des choses similaires, et on fait aussi partie d’une association pour échanger nos expériences. Dans plein d’autre cas, ça ne se passe pas aussi calmement et facilement, donc on se considère comme très chanceux !
On vit aussi en Angleterre où, je pense, être transgenre est plus médiatisé et mieux accepté qu’en France. Les jeunes, en tout cas ici, ne considère pas le genre comme un choix binaire, mais comme une chose plus continue, nuancée et changeante. Certains profs ont aussi commencé à l’appeler « she » avant nous. Ça nous a sans doute aidé à franchir le pas.

Si vous y arrivez, parlez d’elle au féminin et appelez-la Maxine, ça lui fera plaisir.
Si vous n’y arrivez pas, ou si vous vous loupez de temps en temps, elle ne vous en voudra pas. Dites-le autour de vous si vous voulez, comme vous le voulez, sans en faire des tonnes. Elle n’a pas envie d’en faire tout un plat. Pour elle, elle est une fille et voilà, ça ne change rien d’autre.

Comme illustration, je termine sur une photo d’elle au bal de promo de son école, il y a deux ans. Elle a défilé sur le tapis rouge habillée dans cette robe, et son arrivée a été applaudie par toute l’école, élèves et profs…
Ça dénote quand même un sacré courage, qui nous épate beaucoup !

Corona-vacances dans le Nord-Est

C’était la suite logique : après le Sud-Ouest, nous sommes partis de l’autre côté !
Dijon pour commencer, chez Mémé et Dom, où on a encore eu bien chaud. On a fait moins d’activités que d’habitude du coup. Même le traditionnel passage à la bibliothèque, pourtant climatisée, ne nous a pas fait envie : il aurait fallu porter un masque tout le temps, et replacer à part les livres qu’on touchait.

On a quand même pu faire le non moins traditionnel tour dans les arbres, en accrobranche. Et cette année, Zoé était assez grande pour atteindre les parcours les plus compliqués ! Celui qu’elle a fait a eu quelques passages difficiles, où Iris ou moi avons dû l’aider. Mais elle n’a jamais paniqué et attendait tranquillement, suspendue en l’air, qu’on vienne la sauver.

Nous avons également profité du musée des Beaux-Arts, qu’on n’avait pas vu depuis sa réfection, et mangé un super repas au restau, un soir à la fraîche. Ah, et Zoé a joué du Vivaldi à la flûte avec sa grand-mère au violon, mais il va falloir faire un article entier sur Zoé et sa flûte…

Notre dernière étape était à Paris ! On a passé deux nuits chez Margaret en banlieue, et en avons profité pour faire les touristes à la capitale. Les enfants râlaient à l’avance, en disant qu’ils n’aimaient pas les grandes villes, mais finalement ils ont vraiment aimé cette journée.
Le but initial était un tour en bateau-mouche, mais on l’a vu partir juste devant nous, et, Covid oblige, il n’y en avait que toutes les 2 heures… On s’est donc rebattu sur la Tour Eiffel, juste à côté. On y était assez tôt le matin, et il n’y avait pas de queue du tout, on n’avait jamais vu ça ! On est monté (à pied bien sûr !) jusqu’au 2ème étage, et avons détaillé aux enfants tous les monuments qu’on a pu reconnaître !

Ensuite, on voulait emmener les gamins à Montmartre. On a commencé par prendre le métro, puis… par prendre une pizza, avant de grimper jusque là-haut ! Et puis ensuite on était trop lourd alors on a pris le funiculaire… On a retrouvé Sylvie et Coco, et on s’est baladé dans les petites ruelles pavées, c’était très agréable. On a même pris un pot au Moulin de la Galette !

Et le lendemain on est rentré chez nous, et comme à chaque fois qu’on rentre de vacances, il pleut sur la route du retour… Mais ça valait le coup quand même !
Un grand merci à tous ceux qui nous ont hébergé, nourri ou désaltéré pendant ces vacances !

Corona-vacances dans le Sud-Ouest

On avait peur de ne pas pouvoir faire un tour en France pour visiter nos familles cet été. Corona et tout ca… Et puis bon, les quarantaines ont été levées en juillet, et on a vite commandé nos billets de train et loué une voiture avant que ça ne change dans l’autre sens ! (Ce qui est arrivé hier, d’ailleurs…)

Eh oui, loué une voiture, puisqu’on n’en a plus à nous, souvenez-vous ! On a eu quelques surprises avec ça. D’abord le prix : pour passer une voiture de location de l’autre côté de la frontière, il faut bien sûr une assurance supplémentaire. Le coût est de… 60% du prix de la location ! On n’avait pas trop prévu ça.
Quant au modèle, on avait réservé une bonne grosse berline, dans l’idée de remplir le coffre de provisions pré-Brexit. Pas de bol, ils nous ont upgradé pour une BMW 320. Une bagnole de couple riche, très agréable à conduire et avec des gadgets partout, mais pas de vraie 3ème place à l’arrière — du coup Zoé a bien râlé — et surtout un coffre tout en longueur, qui se remplissait très très vite ! On n’a pas pu ramener autant de caisses de vin qu’on aurait voulu…

Bref, nos trajets se sont malgré tout très bien passé. La première destination était La Rochelle, où on a eu bien chaud. On s’est rafraîchi en allant se tremper les pieds dans l’océan. Et un peu plus que les pieds pour certains, voir ci-dessous…

Le deuxième destination était Libourne, où on a eu encore plus chaud ! On a quand même trouvé assez d’énergie pour aller passer une journée à Bordeaux : un peu de shopping le matin “à la fraîche”, et ensuite un tour à la Cité du Vin qu’on a trouvé très intéressante. Distanciation oblige, il n’y avait pas trop de monde, et on en a bien profité. Bien sûr, le plus sympa c’était la dégustation au 8ème étage, avec une superbe vue sur le fleuve !

Allez, un peu de photos.
À suivre !

Corona-survival

Pour ses devoirs, Zoé a dû étudier des “survival stories”, puis écrire sa propre histoire de survie.
Je vous la mets telle quelle, avec une petite traduction approximative pour les non-anglophones. Je trouve que ça retranscrit très bien son humeur (et son humour) du moment !

My life in quarantine has hardly been eventful, however I must ensure that I am not going mad. On the contrary, I believe that my mental health is just fine. I have followed a steady schedule of doing homework and watching Netflix. I have been exercising regularly in my garden, though I have felt the urge to bake more. I believe that this has happened to a lot of people over quarantine. I miss human interaction with people other than my family, however we have not started to rip each other’s heads off yet. I am not particularly scared or nervous, I do not have anxiety, my life has become pleasantly mundane. In conclusion, I believe that there are many more important things to be doing, instead of reading about how normal my life has been thus far. I thank you for being interested in my tedious blabbering.

Ma vie en quarantaine n’est guère mouvementée, mais je dois m’assurer de ne pas devenir dingue. Au contraire, je crois que ma santé mentale est parfaite. Je suis un programme régulier de devoirs et de Netflix. Je fais régulièrement de l’exercice dans mon jardin, bien que j’aie ressenti le besoin de cuisiner davantage. Je crois que cela est arrivé à beaucoup de gens en quarantaine. Les interactions avec des personnes autres que ma famille me manquent, mais nous n’avons pas encore commencé à nous arracher la tête. Je ne suis pas particulièrement inquiète ou nerveuse, je n’ai pas d’anxiété, ma vie est devenue agréablement banale. En conclusion, je pense qu’il y a beaucoup de choses plus importantes à faire que de lire sur la façon dont ma vie a été normale jusqu’à présent. Je vous remercie de vous intéresser à mes fastidieux bavardages.