Anniversaire à Portsmouth

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Maxine ! 19 ans déjà… C’était il y a tellement longtemps, ce blog n’existait même pas !
Comme les 2 autres avaient des petites vacances cette semaine (et qu’on était entre deux confinements…) on est allé faire un tour à Portsmouth pour la retrouver ! Une voiture de location, une chambre familiale dans un hôtel pas très loin, et hop !
Cet hôtel avait son restaurant en travaux, et ne pouvait même pas nous fournir les “breakfast boxes” qu’il avait promises. Heureusement, ils ont toujours une bouilloire pour le thé, et on avait amené une petite valise pleine de viennoiseries ! 🥐

On a retrouvé Maxine le samedi soir, devant sa résidence étudiante. On n’avait pas le droit d’y rentrer, mais on a fait un tour dans Portsmouth. On s’est bien fait mouiller en allant sur la digue — il y avait une tempête avec des rafales à 80 km/h, mais on a réussi à éviter les embruns. On a fini dans un pub, d’abord pour un chocolat chaud, puis finalement pour manger, vu qu’on n’avait pas encore terminé de sécher. C’est là qu’on lui a offert ses cadeaux, du coup : plein de pain d’épices de Noël, un nouveau téléphone, mais surtout un ouvre-boîte — elle a cassé le sien, et dans une vie d’étudiante, c’est un objet important !

Le lendemain, dimanche, on est parti tous les 5 sur l’île de Wight, juste en face. Anne a très bien supporté le bateau, et on a emmené les enfants visiter Osborne House, la résidence d’été de la reine Victoria et de sa ribambelle de gamins. (On y était déjà allé à deux, il y a 4 ans, mais les enfants ne l’avaient pas vue !) On n’a presque pas eu d’averses. Mais pas mal de salles ou d’endroits étaient fermés, pour cause d’hiver ou de Corona, on n’a pas su.
Pour finir la journée, on est allé tout au bout de l’île de Wight, un coin plus sauvage avec de jolies falaises, et les fameuses Needles tout au bout. On a pris un autre chocolat chaud, avant de reprendre le bateau et de rentrer dans notre hôtel.

Le lundi, on n’avait pas Maxine avec nous, elle bossait, la pauvre ! (En ce moment, ça veut dire rester dans sa chambre et suivre des cours en ligne… Elle a quand même UN cours en présentiel dans la semaine.) On a commencé par faire un tour dans les Farlington Marshes, une zone de marécages et réserve ornithologique. On a vu plein d’oiseaux, mais aussi de jolis petits veaux !
Enfin, on est revenu dans Portsmouth et on a suivi une grande balade pendant 3 heures, qui nous a fait passer par les coins les plus marquants. On a même vu un marché aux poissons, ce qui bizarrement est plutôt rare dans notre île ! Anne a très envie de venir s’installer là maintenant…
On a retrouvé Maxine le soir pour un nouveau chocolat chaud, et on est rentré manger dans notre hôtel sans restaurant, des nouilles instantanées à l’eau de bouilloire.

Le lendemain, on est allé voir le musée du D-Day — la plupart des bateaux du débarquement étant partis de Portsmouth. Pour s’en remettre, on s’est fait un bon restaurant le midi, on a dit au-revoir à notre grande, et on est rentré tranquillement chez nous.
Allez, les photos !

Corona-rentrée — Maxine

Tout d’abord, un grand merci à tous pour vos messages concernant Maxine. Ça nous touche beaucoup que vous acceptiez cette réalité, avec bienveillance !

Bon, mais cette rentrée à l’université alors ? Eh bien c’était aujourd’hui ! Mais Maxine avait choisi d’aller s’installer dans sa nouvelle chambre à Portsmouth… il y a 3 semaines déjà ! Non, elle n’est pas fâchée avec ses parents, juste très impatiente de commencer sa nouvelle vie d’étudiante !

On est donc parti le lundi 14 septembre à trois, dans un camion loué pour la journée, en laissant Iris et Zoé se débrouiller. (Au départ, on pensait louer une petite camionnette à 2 places, mettre Anne dans le train à l’aller et la ramener en voiture. Mais le train est tellement cher, même pour un aller simple, que c’était plus avantageux de louer un mini camion avec 3 places à l’avant ! Et aussi plus sympa.) On a donc chargé tout cet immense espace avec un vélo et quelques valises, et on est parti sous le soleil vers Portsmouth !

Il n’y a que 2 heures de route, donc on est arrivé rapidement. Un peu trop tôt même : on avait rendez-vous à midi, il n’était qu’onze heure. Pour s’occuper, on est allé se manger un morceau dans un parc du coin. Contrairement à beaucoup d’université en Angleterre, celle de Portsmouth est au cœur de la ville, pas sur un campus à l’écart. C’est probablement ça qui a plu à Maxine d’ailleurs. Et Portsmouth est un port très sympa — mais on y est déjà allé récemment, souvenez-vous !

La résidence étudiante est une grande tour de 25 étage – la chambre qui lui a été attribuée est quand même au 15ème étage. Chaque étage comporte plusieurs couloirs, de 9 chambres chacun, avec une cuisine commune. Les chambres sont “en-suite”, c’est à dire avec douche, WC et lavabo individuel. Pas de cantine par contre, ni de restau U. Il va falloir apprendre à réchauffer des boîtes de conserve !

En deux heures, on avait tout monté dans la chambre, stocké le vélo à l’abri et fait quelques courses de base pour tenir une semaine sans mourir de faim. Il était 15h, et on a bien compris qu’elle avait plutôt envie de se retrouver toute seule dans sa chambre ! On est donc parti, avec la gorge quand même un peu serrée, mais bien content que ça se passe comme ça !

Maxine est revenue nous voir le week-end dernier, pour aller à un rendez-vous d’orthodontiste lundi matin. (Enfin, quand je dis le week-end… elle est arrivée dimanche à 20h, et est repartie le lundi vers 15h, hein !) Les cours ne reprendront vraiment que lundi prochain, il lui reste donc quelques jours d’oisiveté, avant de finir ces loooongues vacances de 7 mois !

Corona-rentrée — Iris

Iris aussi a fait sa rentrée, en 6th form (lycée, en gros). C’est dans le même établissement, mais assez différent : il n’y a plus que 3 matières, des classes toutes petites d’une dizaine d’élèves au max, et il n’y a plus d’uniforme ! Du coup, il a fallu qu’elle se trouve un style, c’était dur… Elle a choisi chemise hawaïenne, ce qui lui va très bien – et pas juste parce qu’elle se fait plein de taches en mangeant…

Comme matières, elle a pris Histoire (sa matière préférée, la Maman est très fière), Littérature anglaise, et… Criminologie ! (Elle hésitait avec Biologie, le Papa aurait préféré.)
Il y a beaucoup de travail personnel : elle a déjà rendu un essai sur le début de règne d’Élisabeth Ière, un autre sur la fusillade de Columbine, et probablement quelques autres encore, dont on n’entendra jamais parler.

Le 6th form ne dure que 2 ans, et ensuite ce sera les A level, puis l’université. La Maman a déjà choisi son sujet d’étude pour elle : Archéologie ! C’est pour concilier ses goûts pour l’Histoire et pour crapahuter dans la boue. Iris ne dit pas non pour l’instant… mais elle trouve que sa mère l’utilise un peu trop pour vivre par procuration.

Corona-rentrée — Zoé

Ça fait 2 semaines déjà que les 2 plus jeunes sont retournées au collège.

C’est un peu spécial cette année, Coronavirus oblige. Les horaires sont décalés pour ne pas que les différents niveaux se croisent. Zoé commence donc 20 minutes avant Iris. Elle ne peut pas non plus arriver par n’importe quelle entrée comme avant – chaque groupe arrive par une entrée différente, ce qui fait qu’elles ont toutes les deux abandonné le vélo et qu’elles y vont à pied maintenant.

Une conséquence de ça : la récréation est parfois au milieu d’un cours ! La cantine est aussi perturbée : Zoé peut maintenant accéder uniquement au “Snack shack”, le stand de sandwiches et panini, et Iris ne peut pas y aller, elle doit prendre un plat chaud. Je suis sûr qu’en France ce genre de choses n’arriverait pas 🙂

Elle est en “year 8” cette année, la deuxième année de collège. Changement récent : elle a décidé cette année de ne plus mettre de jupe et de passer au pantalon d’uniforme. On a demandé pourquoi, mais les explications n’était pas très convaincantes. Elle a toujours son logo “Extinction Rebellion” sur le sac par contre.

Elle est aussi revenue dépitée un soir, parce qu’elle trouve que ses condisciples ne sont pas très politisés. Ou de droite.
Ils ne savent même pas ce qu’est le Brexit. Ils n’ont pas l’air de considérer le réchauffement climatique comme un problème. Et aussi, il y avait une discussion ou des gamins parlaient de “Greta Thunderberg” qui était norvégienne, et qui n’allait pas à l’école. Elle a levé la main (oui, Zoé, la timide !) pour expliquer que Greta Thunberg était une activiste suédoise, qui venait de passer une année sabbatique.

Bref, elle n’a pas fini de changer, et on suit ça de près !

Gaël / Maxine

On a déposé Gaël à l’université de Portsmouth lundi ! Ça fera l’objet d’un prochain article très bientôt. Mais je voulais d’abord vous parler un peu de lui.
Ou plutôt d’elle, parce que voilà : Gaël est une fille.

Il n’y a pas eu de grande révélation un jour, c’est plutôt nous qui avons petit à petit accepté la réalité. Elle n’est pas une grand communicatrice, et on n’est pas très rapide, donc ça a pris du temps… Mais elle a toujours dit qu’elle voulait être une fille, même toute petite. Et voulu mettre des robes, et essayé du rouge à lèvre, etc.
Maintenant, on dit « elle », et on l’appelle Maxine, qui est le prénom féminin qu’elle s’est choisi. (On se trompait régulièrement au début… mais elle a été très patiente avec nous !)

On est en contact avec quelques parents qui vivent des choses similaires, et on fait aussi partie d’une association pour échanger nos expériences. Dans plein d’autre cas, ça ne se passe pas aussi calmement et facilement, donc on se considère comme très chanceux !
On vit aussi en Angleterre où, je pense, être transgenre est plus médiatisé et mieux accepté qu’en France. Les jeunes, en tout cas ici, ne considère pas le genre comme un choix binaire, mais comme une chose plus continue, nuancée et changeante. Certains profs ont aussi commencé à l’appeler « she » avant nous. Ça nous a sans doute aidé à franchir le pas.

Si vous y arrivez, parlez d’elle au féminin et appelez-la Maxine, ça lui fera plaisir.
Si vous n’y arrivez pas, ou si vous vous loupez de temps en temps, elle ne vous en voudra pas. Dites-le autour de vous si vous voulez, comme vous le voulez, sans en faire des tonnes. Elle n’a pas envie d’en faire tout un plat. Pour elle, elle est une fille et voilà, ça ne change rien d’autre.

Comme illustration, je termine sur une photo d’elle au bal de promo de son école, il y a deux ans. Elle a défilé sur le tapis rouge habillée dans cette robe, et son arrivée a été applaudie par toute l’école, élèves et profs…
Ça dénote quand même un sacré courage, qui nous épate beaucoup !

Corona-vacances dans le Nord-Est

C’était la suite logique : après le Sud-Ouest, nous sommes partis de l’autre côté !
Dijon pour commencer, chez Mémé et Dom, où on a encore eu bien chaud. On a fait moins d’activités que d’habitude du coup. Même le traditionnel passage à la bibliothèque, pourtant climatisée, ne nous a pas fait envie : il aurait fallu porter un masque tout le temps, et replacer à part les livres qu’on touchait.

On a quand même pu faire le non moins traditionnel tour dans les arbres, en accrobranche. Et cette année, Zoé était assez grande pour atteindre les parcours les plus compliqués ! Celui qu’elle a fait a eu quelques passages difficiles, où Iris ou moi avons dû l’aider. Mais elle n’a jamais paniqué et attendait tranquillement, suspendue en l’air, qu’on vienne la sauver.

Nous avons également profité du musée des Beaux-Arts, qu’on n’avait pas vu depuis sa réfection, et mangé un super repas au restau, un soir à la fraîche. Ah, et Zoé a joué du Vivaldi à la flûte avec sa grand-mère au violon, mais il va falloir faire un article entier sur Zoé et sa flûte…

Notre dernière étape était à Paris ! On a passé deux nuits chez Margaret en banlieue, et en avons profité pour faire les touristes à la capitale. Les enfants râlaient à l’avance, en disant qu’ils n’aimaient pas les grandes villes, mais finalement ils ont vraiment aimé cette journée.
Le but initial était un tour en bateau-mouche, mais on l’a vu partir juste devant nous, et, Covid oblige, il n’y en avait que toutes les 2 heures… On s’est donc rebattu sur la Tour Eiffel, juste à côté. On y était assez tôt le matin, et il n’y avait pas de queue du tout, on n’avait jamais vu ça ! On est monté (à pied bien sûr !) jusqu’au 2ème étage, et avons détaillé aux enfants tous les monuments qu’on a pu reconnaître !

Ensuite, on voulait emmener les gamins à Montmartre. On a commencé par prendre le métro, puis… par prendre une pizza, avant de grimper jusque là-haut ! Et puis ensuite on était trop lourd alors on a pris le funiculaire… On a retrouvé Sylvie et Coco, et on s’est baladé dans les petites ruelles pavées, c’était très agréable. On a même pris un pot au Moulin de la Galette !

Et le lendemain on est rentré chez nous, et comme à chaque fois qu’on rentre de vacances, il pleut sur la route du retour… Mais ça valait le coup quand même !
Un grand merci à tous ceux qui nous ont hébergé, nourri ou désaltéré pendant ces vacances !

Corona-vacances dans le Sud-Ouest

On avait peur de ne pas pouvoir faire un tour en France pour visiter nos familles cet été. Corona et tout ca… Et puis bon, les quarantaines ont été levées en juillet, et on a vite commandé nos billets de train et loué une voiture avant que ça ne change dans l’autre sens ! (Ce qui est arrivé hier, d’ailleurs…)

Eh oui, loué une voiture, puisqu’on n’en a plus à nous, souvenez-vous ! On a eu quelques surprises avec ça. D’abord le prix : pour passer une voiture de location de l’autre côté de la frontière, il faut bien sûr une assurance supplémentaire. Le coût est de… 60% du prix de la location ! On n’avait pas trop prévu ça.
Quant au modèle, on avait réservé une bonne grosse berline, dans l’idée de remplir le coffre de provisions pré-Brexit. Pas de bol, ils nous ont upgradé pour une BMW 320. Une bagnole de couple riche, très agréable à conduire et avec des gadgets partout, mais pas de vraie 3ème place à l’arrière — du coup Zoé a bien râlé — et surtout un coffre tout en longueur, qui se remplissait très très vite ! On n’a pas pu ramener autant de caisses de vin qu’on aurait voulu…

Bref, nos trajets se sont malgré tout très bien passé. La première destination était La Rochelle, où on a eu bien chaud. On s’est rafraîchi en allant se tremper les pieds dans l’océan. Et un peu plus que les pieds pour certains, voir ci-dessous…

Le deuxième destination était Libourne, où on a eu encore plus chaud ! On a quand même trouvé assez d’énergie pour aller passer une journée à Bordeaux : un peu de shopping le matin “à la fraîche”, et ensuite un tour à la Cité du Vin qu’on a trouvé très intéressante. Distanciation oblige, il n’y avait pas trop de monde, et on en a bien profité. Bien sûr, le plus sympa c’était la dégustation au 8ème étage, avec une superbe vue sur le fleuve !

Allez, un peu de photos.
À suivre !

Corona-survival

Pour ses devoirs, Zoé a dû étudier des “survival stories”, puis écrire sa propre histoire de survie.
Je vous la mets telle quelle, avec une petite traduction approximative pour les non-anglophones. Je trouve que ça retranscrit très bien son humeur (et son humour) du moment !

My life in quarantine has hardly been eventful, however I must ensure that I am not going mad. On the contrary, I believe that my mental health is just fine. I have followed a steady schedule of doing homework and watching Netflix. I have been exercising regularly in my garden, though I have felt the urge to bake more. I believe that this has happened to a lot of people over quarantine. I miss human interaction with people other than my family, however we have not started to rip each other’s heads off yet. I am not particularly scared or nervous, I do not have anxiety, my life has become pleasantly mundane. In conclusion, I believe that there are many more important things to be doing, instead of reading about how normal my life has been thus far. I thank you for being interested in my tedious blabbering.

Ma vie en quarantaine n’est guère mouvementée, mais je dois m’assurer de ne pas devenir dingue. Au contraire, je crois que ma santé mentale est parfaite. Je suis un programme régulier de devoirs et de Netflix. Je fais régulièrement de l’exercice dans mon jardin, bien que j’aie ressenti le besoin de cuisiner davantage. Je crois que cela est arrivé à beaucoup de gens en quarantaine. Les interactions avec des personnes autres que ma famille me manquent, mais nous n’avons pas encore commencé à nous arracher la tête. Je ne suis pas particulièrement inquiète ou nerveuse, je n’ai pas d’anxiété, ma vie est devenue agréablement banale. En conclusion, je pense qu’il y a beaucoup de choses plus importantes à faire que de lire sur la façon dont ma vie a été normale jusqu’à présent. Je vous remercie de vous intéresser à mes fastidieux bavardages.

Libérés, délivrés !

Notre gentille voiture, une Megane Scenic achetée d’occasion en arrivant ici, mais qui vient de fêter ses 12 ans, commençait à tomber en morceaux. Littéralement ! Les protections en plastique sous le pare-choc avant ont tendance à se décrocher et à racler sur la route par exemple… Il y avait aussi la boîte de vitesse automatique, qui de temps en temps faisait un très mauvais passage de vitesse puis réclamait l’aide d’un professionnel. Et le lève-vitre électrique, déjà changé il y a 5 ans, qui recommençait à ne plus lever, ou même à baisser les vitres, suivant l’humidité… Etc.

Bref, il était temps de prendre une décision : dépenser quelques (?) sous pour remettre tout ça en état et repartir pour un tour, ou laisser tomber et en racheter une autre. Mais quoi ? Essence ou électrique ? Neuve ou d’occasion ? Décapotable pour profiter du beau temps ?

Et puis on a fait un petit calcul. Entre l’entretien “normal”, le contrôle technique, la taxe routière et l’assurance, on dépense plus de 1000 £ par an à avoir un truc qui nous prend de la place, et qui ne nous sert même plus une fois par semaine. (On se fait livrer les courses à la maison depuis des années, on fait tout le reste en vélo ou en bus.) Et ça ne compte même pas l’achat de la bête elle-même. En fait, c’est surtout l’été qu’elle sert, pour notre tour de France annuel.
Et ça coûte combien de louer une voiture 3 semaines en été? Ah ouais…

Du coup, on s’est décidé, et on tente le coup ! On l’a vendue la semaine dernière (600 £ quand même, on était content) et on s’est acheté… ce magnifique cabas à roulette qui se branche derrière le vélo ! Ça permettra de ramener plus de provisions du marché, ou de faire des courses de temps en temps. On verra si on passe à la charrette plus tard.

On veut aussi s’abonner à 2 services de locations de voiture de courte durée : Hiyacar, qui est de la location entre particuliers un peu comme AirBnB, et co-wheels qui, lui, possède quelques voitures en libre service, à réserver et à débloquer avec un téléphone. (On a eu un peu du mal quand on leur a montré nos vieux permis de conduire rose en carton, avec une photo datant de 25 ans…)

On pense qu’on va regretter la boîte de vitesse automatique (vous avez déjà passé les vitesses de la main gauche, vous ?), et bien sûr l’autocollant Aquarium de La Rochelle à l’arrière… Iris fait un peu la tête aussi, parce qu’on l’emmenait au karaté en voiture le samedi, et que maintenant elle ira en bus. Mais pour l’instant on est plutôt partant pour rester comme ça.
À suivre !

Coronabalades

On se déconfine doucement, petit à petit…
Comme il a fait très beau pendant plusieurs semaines de suite par chez nous, on a bien profité du jardin, mangé dehors et fait quelques balades — dans les endroits les plus paumés qu’on a pu trouver, pour ne pas rencontrer de virus sur notre chemin !

Pour la première, on a démarré d’un pub, le Dew Drop à Hurley. (Notre bouquin de référence pour les promenades s’appelle Pub Walks in Berkshire, donc ça commence souvent comme ça. Bien sûr, il était fermé…)
On a croisé quelques moutons, dont certains devaient être âgés de quelques semaines et avaient l’air tout étonnés de pouvoir courir. On a pique-niqué dans l’herbe (pas celle des moutons !) et on a même cherché l’ombre tellement il faisait chaud !

Pour la deuxième, c’est notre copine Julie qui nous a emmené un soir, vers 19h. Là aussi ça commençait par un pub, mais reconverti en habitation ce coup-ci : le King Charles’ Head, à Nuney Green. On a marché vers le soleil couchant, jusqu’à ce que la faim nous empêche d’avancer. Et là, par miracle, en haut d’une colline juste dans les derniers rayons du soleil, il y avait… une table à pique-nique ! C’était magique.