Staycation

Encore un mot-valise, dont l’anglais raffole: staycation, ce sont des vacances où l’on reste chez soi. Cette année, on n’est pas tous vaccinés (3½ sur 5, Iris n’ayant eu qu’une dose et Zoé aucune) et les passeports des enfants sont périmés (on ne pouvait prendre rendez-vous au consulat qu’un mois avant leur expiration, mais le premier créneau était 2 mois plus tard…). Bref, pas question de faire notre tour de France annuel, mais on a quand même essayé de faire des trucs sympas la semaine dernière !

Voilà donc un résumé de nos activités de staycation :

  • Un petit tour à Marlow, une petite ville du bord de la Tamise, un clone de Henley pour ceux qui connaissent. On y a vu de jolies maisons, pique-niqué au bord de l’eau et… vacciné Maxine ! C’est là qu’elle avait son rendez-vous pour la deuxième piqûre, et c’était une excellente excuse pour y aller.
  • Une balade dans un petit bois à côté de chez nous, pour ramasser des mûres, et faire une délicieuse gelée avec.
  • Un tour au centre-ville de Reading, pour y tester un nouveau mini-golf (12 trous, et en intérieur c’est plus sûr !), un nouveau cinéma d’art & essai et un restau japonais.
  • Une escapade dans une ferme où on pouvait récolter nous-mêmes. On en a ramené des haricots verts, des oignons, des brocoli, des fraises et des framboises.
  • Un autre tour au centre-ville pour y tester un autre restau, libanais cette fois. On s’est pris une énorme averse en y allant, à pied, et on était bien trempé malgré les parapluies. On a pris le temps de sécher avant de rentrer.
  • Et pour finir, un après-midi à Londres, où on n’avait pas mis les pieds depuis au moins deux ans. Après l’habituelle flânerie le long de la South Bank de la Tamise, on a atterri au Globe, la réplique du théâtre de Shakespeare, pour y voir Roméo & Juliette !
    On a vraiment bien aimé. C’était une mise en scène moderne : Roméo fait du vélo sur scène et Juliette se suicide avec un flingue. Shakespeare dans le texte c’est très dur à comprendre, mais heureusement on avait révisé l’histoire avant !
    On était content de ne pas avoir pris les places dans la fosse: elles ne sont pas chères, mais c’est en plein air, et il a encore plu une énorme averse juste avant le début… Et on était content d’avoir emmené une couverture pour protéger nos fesses du banc en bois, bien à l’ancienne !

Allez, quelques photos souvenirs !

Zoé se fait couper les cheveux

Zoé a soudainement décidé de se faire couper les cheveux il y a quelques semaines. Elle est allée chez la coiffeuse avec une idée, mais ça n’allait pas. Elle a raccourci petit à petit, et finalement voici le résultat ci-contre. Elle en est très contente. (Sauf quand les deux autres ont poussé des grands cris en la voyant, parce que c’était “une coiffure de Karen“. Et si vous ne comprenez pas de quoi je parle, ce n’est pas grave, estimez-vous plutôt heureux !)

Animaux du jardin

Il y a quelques semaines, on s’était levé tôt et on a vu un renard dans notre jardin ! On en croise de temps en temps dans les rues la nuit, c’est toujours assez impressionnant. Celui-ci est un jeune je pense: il a les pattes plus courtes que d’autres. J’ai même pu prendre une vidéo.
Les Anglais ne les apprécient pas trop : ils fouillent dans les poubelles et laissent des crottes partout. Mais bon… nous on apprécie de vivre dans un coin où les crottes ont plus de chance de provenir d’un renard que d’un chien !

On aime bien la “biodiversité de notre jardin”, alors j’avais envie de vous montrer un peu ce qu’on trouve comme bestioles ici, et qu’on n’avait pas trop l’habitude de croiser en France.

Commençons par les oiseaux : vous vous souvenez peut-être de la chouette qui nous a rendu visite par la cheminée ! On a régulièrement des mésanges dans le nichoir au fond du jardin, et même eu une nichée de rouge-gorges dans le garage. Les rouge-gorges sont les moins farouches, et viennent picorer tout prêt, dès qu’on retourne un peu la terre. On a aussi un pic qu’on entend régulièrement taper sur un tronc mort de l’autre côté de la rue. On a vu des chardonnerets, des troglodytes, des geais, des hérons, une huppe, etc.

Et puis il y a tous ces milans royaux qui tournoient dans le ciel dès qu’il fait un peu chaud en sifflant, et qui se prennent de bec régulièrement avec les mouettes. Les enfants disent qu’il y en a plein à l’école, pour ramasser les restes des lunch boxes

Les insectes maintenant : figurez-vous qu’on voit parfois des lucanes cerf-volant ou des hannetons, choses qu’on n’a pas vues en France depuis la Guerre des Boutons ! On a aussi retrouvé un énorme nid de guêpes (abandonné, ouf !) sous le toit du garage, gros comme un ballon de foot. Et on a eu cet été un nid de gentils bourdons débonnaires dans notre abri de jardin, sous le tas de bois.

On a aussi un hérisson, qu’on entrevoit parfois le soir, et qui vient nous bouffer des limaces — tant mieux ! Et des écureuils qu’on voit cavaler sur nos barrières et qui répandent des glands et des noisettes un peu partout. Et il y a certainement d’autres rongeurs, parce que sinon qui a gentiment grignoté toutes les noix qu’on avait stockées au garage dans une boîte en carton, hmm?

Alors attention: la nature est plutôt moins abîmée ici qu’en France. Mais ce n’est pas du tout par souci de protection ! Au contraire, les gens ici roulent beaucoup en 4×4, les transports collectifs ou le vélo sont très peu encouragés, le recyclage est pitoyable, et en général la conscience écolo est peu développée. Mais c’est aussi que les infrastructures sont un peu pourries : les bords de route n’ont pas de fossé bien nettoyés, les voies ferrées ont des arbres qui poussent au ras (et laissent tomber des feuilles dessus en automne, ce qui ralentit les trains…), il n’y a jamais eu de remembrement qui aurait détruit les haies, et les forêts ne sont pas très entretenues. Tout ça nous agace régulièrement, mais bon, ça fait aussi de la jolie nature !

Zoé et sa nouvelle flûte

Zoé a beaucoup râlé en fin d’année scolaire, principalement après l’école. Il faut dire qu’elle a passé la moitié de l’année en confinement, et qu’elle n’avait pas des profs très enthousiasmants cette année. Les vacances la semaine dernière étaient les bienvenues, mais elle a quand même eu une jolie série de nouvelles sympas en deux semaines.

D’abord, elle est celle de son niveau qui a lu le plus ! Les gamins rentrent les livres qu’ils lisent sur un site en ligne, Accelerated Reader. Il y a des petits quiz pour valider qu’ils les ont bien lus, et ça comptabilise le nombre de mots lus. Zoé étant en tête de tous les year 8, elle a gagné… une tablette numérique ! Probablement pour qu’elle passe plus de temps devant un écran 🙄

Ensuite, elle a aussi gagné à l’école un bon d’achat de 10£ — toujours chez ce même magasin en ligne qui ne vient pas d’Amazonie. Ils ont mis dans un chapeau tous les enfants qui avaient été sages au cours de l’année, en ont tiré 3 au sort, et boum, elle était dedans ! Elle va donc s’acheter des livres numériques sur sa nouvelle tablette…

Et pour finir, sa prof de flûte nous avait dit il y a quelque temps qu’elle jouerait maintenant mieux sur une flûte traversière d’un cran au dessus. On a pris rendez-vous samedi dernier chez un marchand spécialisé du coin, et Zoé a passé une heure et demie à tester 3 flûtes qu’ils nous avaient préparées. Et puis finalement elle en a testé une quatrième, et c’est celle qu’on a achetée… Le vendeur était très patient, et il connaissait bien son affaire. Depuis, elle en joue tout le temps, toute contente d’avoir une flûte aussi brillante, dans tous les sens du terme ! (Un grand merci à Mémé&Dom et Papy&Mamie qui ont largement participé…)

Voici une petite vidéo où elle joue TOUTES les notes possibles. Les plus hautes sont assez dures à choper, elle ne pouvait pas les faire sur l’ancienne.

En voici une où elle joue Tambourin dans le magasin, sur la flûte qu’elle a finalement choisie:

Et pour finir, La Sicilienne:

Retour d’Écosse

Bon, il fallait bien que nos vacances se terminent un jour… Aujourd’hui, on quitte notre pod, on rend la voiture et on retourne prendre le train de nuit à Édimbourg. Mais on s’est quand même arrêté sur la route pour visiter une distillerie de whisky ! Encore une fois, on a eu du mal à réserver une place, il a fallu en essayer une vingtaine… Mais on était motivé — enfin surtout moi ! On a donc visité Glenkinchie (qui fait partie du groupe Johnnie Walker).

On est accueilli par un Écossais avec un bon gros accent, qui commence par nous faire un petit topo sur les différents arômes du whisky, en nous faisant renifler des mouillettes en papier parfumées. C’était sympa, mais bon, sans plus… Il nous a ensuite montré une extraordinaire maquette de distillerie, faite pour une exposition il y a une centaine d’année, et qui est même capable de fonctionner et de produire du whisky à la sortie ! Bon, mais elle n’était pas en route…

La partie distillerie elle-même était vraiment impressionnante. Des cuves de fermentation immenses (avec un plancher surélevé, pour ne pas respirer le CO₂, qui stagne en bas !) et des alambics en cuivre gigantesques, pour atterrir dans la salle des tonneaux où on a pu respirer du whisky, en train de reposer 10 à 20 ans…

Et pour finir, la dégustation ! Bon, pas pour les enfants, ni pour Anne qui conduisait (mais qui a pu emporter des petites fioles avec les 3 échantillons !) Tout ça faisait bien envie, et on s’en est acheté une bouteille en partant…

Ensuite, retour à Édimbourg, où on s’est payé un bon restau de poissons pour notre dernier repas écossais. Et finalement train de nuit, mais ce coup-ci, version de luxe ! On s’était offert les couchettes au retour, et c’était quasiment une mini-chambre d’hôtel — mais avec des lits superposés. Il y avait un petit lavabo, des draps et couvertures, des bouchons d’oreilles et une bouteille d’eau, et à l’arrivée un thé et un petit gâteau ! On avait dû prendre 2 “chambres” pour nous 4, mais il y avait une porte de communication entre les deux. C’est très éloigné des souvenirs qu’on en avait, avec 6 couchettes par compartiment et c’est tout. Et encore, il y avait des versions encore plus luxueuse (et chère) avec une douche !

On est arrivé chez nous le samedi matin, juste un tout petit peu vaseux, parce qu’on avait plutôt bien dormi !

Le Loch Ness encore

Juste une petite balade aujourd’hui, pour nous remettre de la grande de la veille: un tour à pied juste au bord du Loch Ness. C’est un lac immense, tout en longueur, et très profond: jusqu’à 230m. Il contient plus d’eau que tous les lacs d’Angleterre et du Pays de Galles ensemble… de quoi entretenir quelques histoires !

On s’est contenté de nous tremper les doigts de pieds dedans, après avoir marché entre 2 petites rivières. Comme il n’avait pas trop plu, on a pu en traverser une sur un tronc d’arbre et nous retrouver au bord du lac, à un endroit tout calme. (Il y avait autrefois un pont piéton pour passer, mais des inondations l’ont emporté il y a quelques années…)

Au retour, on s’est payé un bon repas dans un pub, et même un wee dram (un petit verre) de whisky local!

Le Loch Ness

Suite de nos vacances en Écosse : on quitte Édimbourg, et on va encore plus au nord !

Mais d’abord, on s’arrête un peu visiter le château de Stirling. (Celui d’Édimbourg était inaccessible : trop de touristes, impossible de réserver un créneau pour le visiter !) Celui-ci est également perché sur une montagne, entouré de falaises et à un endroit stratégique. Inutile de dire qu’il a été témoin de l’histoire mouvementée entre Anglais et Écossais ! Ça nous permet de réviser un peu l’histoire locale, qu’on connaît plutôt mal…

On est reparti ensuite vers Inverness — dont le nom signifie l’embouchure de la rivière Ness, et qui s’écoule bien sûr du fameux Loch Ness ! On avait réservé là-bas un sorte de cabane dans la forêt, ou une roulotte immobile: the pod ! C’était tout petit, mais avec tout ce qui nous fallait: une petit coin cuisine, des toilettes, une douche, un lit, un clic-clac. On a eu un peu de mal à trouver de la place pour caser la valise dans un coin, et les filles devaient passer sous la table pour s’y asseoir… mais c’était parfait pour nous !

Après une bonne nuit là-dedans (c’est pas vrai, il y avait trop de bruits d’oiseaux, on a mal dormi !), on est parti pour une journée de randonnée : une grande balade au-dessus du Loch Ness. On a emmené un pique-nique et plein de gourdes d’eau, et on a grimpé, grimpé… 450m de dénivelé quand même. Les paysages étaient superbes, un peu lunaires, avec une végétation très rase. Comme il n’avait pas plu depuis une semaine, le sol n’était pas trop spongieux !

Arrivés en haut, après deux heures, on a fait une pause bien méritée, un lunch, et puis on a tout redescendu. On a dû croiser 10 personnes sur toute la journée. Et en revenant vers le village de départ, on avait tellement chaud qu’on a pris une glace !

Et le monstre? On ne l’a pas vu, mais on était trop en hauteur.
Du coup, on a décidé d’aller nous tremper les pieds dedans le lendemain ! À suivre…

Édimbourg – jours 2 et 3

Deuxième jour à Édimbourg, et l’objectif est clair : aller voir l’université ! C’était quand même l’excuse pour venir ici, et Iris est bien motivée. Comme à Portsmouth, c’est un campus dans la ville, et pas sur une zone à l’extérieur comme ça se fait souvent par ici. Ça nous simplifie la vie : il suffit de marcher un peu, et nous y voilà.

Il y a donc une place centrale, George Square, et tous les bâtiments autour, ainsi qu’un grand parc. Covid oblige, on n’avait pas pu réserver une visite guidée par un étudiant, et on n’a pas pu rentrer dans la bibliothèque. Mais on a téléchargé une petite app, concoctée par l’université, qui nous a fait faire le tour, en nous expliquant ce qu’on voyait.

Ensuite, on a repéré un grand parc sur la carte et on est en fait tombé sur une mini-montagne, le Siège d’Arthur, à 10 minutes du centre-ville… Un ancien volcan. En Écosse, la nature n’est jamais très loin ! Le soleil était de la partie, et Iris a pris de jolis coups de soleil pour l’occasion… On avait évidemment oublié la crème solaire ! (On en a racheté vite fait le lendemain.)

En rentrant, on s’est posé sur une terrasse pour boire un coup, et on a ramené du take-away japonais à l’hôtel, parce qu’il avait l’air bon, et oui, il l’était !

Le jour suivant, on a décidé d’aller à la plage ! Une heure de marche du centre-ville, et on a trouvé une magnifique étendue de sable fin, avec finalement assez peu de monde, vu le temps magnifique. J’ai essayé de tremper mes pieds, mais l’eau était bien trop froide pour aller plus loin. Enfin, selon mes critères, parce qu’il y avait évidemment quelques locaux qui se baignaient ! On a mangé un plat local traditionnel (fish & chips) et on est rentré tranquillement.

À suivre !

Édimbourg – jour 1

Ce sont les petites vacances en ce moment chez nous, et histoire de profiter un peu de ce déconfinement, nous avions décidé d’aller — enfin — en Écosse ! L’excuse officielle est qu’Iris envisage son université, pour aller étudier dans un an, mais on avait bien envie d’y aller de toute façon.

Par contre, pas question d’y aller en avion, nous avons donc choisi le train de nuit ! D’abord un train pour Londres à 22h, un coup de métro pour la gare de Euston, et juste avant minuit, nous voilà partis, avec une arrivée prévue à 7h30. Ah oui, et les cabines sont un peu luxueuses, donc vraiment très chères… du coup à l’aller on est en simple siège inclinable. C’est pas très confortable mais, covid oblige, on est chacun seul sur notre rangée, donc il y a possibilité de s’étaler sur plusieurs sièges. Si seulement il ne faisait pas si froid dans ce train…

À l’arrivée, on est un peu dans les choux, mais le petit matin nous réveille, ainsi qu’un café-croissant à la gare. On dépose nos valises à l’hôtel, et on part en exploration ! D’abord vers New Town (qui est new parce qu’elle n’a que 200 ans…). Grandes avenues rectilignes, tram et petits immeubles: ça nous rappelle un peu le Paris d’Hausman ! Mais on arrive rapidement le long d’un très joli petit ruisseau et de rues pavées, qui ont beaucoup de charme.

On arrive ensuite dans des zones plus touristiques. Chaque coin de rue a son joueur de cornemuse, souvent en kilt. On n’avait pas vraiment d’opinion sur cet instrument avant. Maintenant si…

Le midi, on retrouve au restaurant une ancienne élève de Anne, qui étudie ici maintenant. Elle donne quelques tuyaux à Iris, mais surtout nous raconte ses expériences d’étudiantes… on a bien rigolé !

L’après midi, on est bien crevé et le petit vin du midi nous a un peu endormi, alors on récupère notre chambre à l’hôtel, et on s’affale sur le lit ! Sieste bien méritée.

On est ressorti le soir pour une balade dans les petites rues piétonnes autour de notre logement. Et on a juste pris une soupe en take-away, qu’on est retourné manger à l’hôtel. Ah, oui, et Iris a essayé le Irn-Bru (à prononcer comme Iron Brew), le soda local. C’est orange vif et ça a un goût de bubble-gum assez désagréable, mais il fallait tenter !
Après ça, une douche extrêmement bienvenue et au lit !

Iris Corona-bricole

Vous vous souvenez de la très mignonne petite maison qu’Iris avait conçue il y a quelques mois? Et bien elle continue ! Voici donc 3 de ses œuvres, toutes fabriquées à base de matériaux de récupération : cartons de tests Covid, polystyrène d’emballage de micro-onde et touillettes en bois piquées au collège…

La première est une construction à l’intérieur d’un carton, plutôt qu’à l’extérieur. Ça se place sur une étagère de livres, pour lui donner de la profondeur et inviter à imaginer ce qui pourrait se trouver derrière la porte…

La deuxième est bien connue des amateurs des studios Ghibli: c’est le pont du Voyage de Chihiro, bien sûr ! Elle a fait tremper ses bouts de bois pour les courber. La peinture est un reste de l’échantillon pour la chambre de Zoé. Et la figurine, c’est aussi elle qui l’a peinte.

La troisième est une réalisation basée sur le poulailler d’un jeu d’ordi, Stardew Valley (la première image ci-dessous).

Et voici à quoi ressemble sa chambre en ce moment ! Avec les bouteilles de colle et de white spirit… et peut-être des morceaux de la prochaine réalisation, qui sait !