Iris à l’University of York

Le week-end dernier était donc le grand départ d’Iris pour l’université de York, là-haut, dans le nord, chez les Vikings. Samuel étant bien occupé avec l’encadrement du Kidicalmass local, Iris et moi sommes parties en train entre filles. Comme c’est l’usage en Angleterre, les étudiants en première année sont logés sur le campus, et Iris savait qu’elle aurait ses clés de chambre le dimanche à partir de 9h du matin. Un peu tôt pour arriver directement de Reading, donc nous avons pris le train la veille.

Première constatation en sortant de la gare : le fond de l’air est nettement plus frais que dans notre sud chéri, mais bien sûr les locaux sont quand même en t-shirt et sandales.

On dépose nos lourds bagages à l’hôtel et on part faire un petit tour dans le centre-ville, toujours aussi joli. Coup de chance pour nous, on arrive au moment du “York food festival” ! Ça a l’air sympa, sans casser des briques non plus. On flâne avec Iris en se demandant ce qu’on pourrait revenir manger pour le dîner (il est 17 heures à ce moment-là) quand on remarque qu’un certain nombre de stands sont en train de plier bagages. Ce qui nous amène à notre…

Deuxième constatation : les gens du Nord dînent vraiment tôt ! Toutes les boutiques fermaient à 17h, et le festival aussi. Du coup, on a fait comme les locaux, acheté notre assiette et dîné de bonne heure. On a ensuite repris le chemin de l’hôtel, parce qu’on commençait à avoir un peu froid.

Le lendemain, on se met en route vers le campus avec les valises. Un groupe de jeunes filles nous doublent, nous demandent où on va et se proposent de nous accompagner jusqu’au collège d’Iris (le collège est le nom du bâtiment où tu loges, ça fait partie de ton identité d’étudiant). Iris appartient désormais au collège Halifax. Toutes ces jeunes filles en font partie aussi. Elles sont en deuxième année, n’habitent donc plus sur le campus, mais sont quand même toujours des “Halifax”, et à ce titre se sont portées volontaires pour aider et accueillir les nouveaux venus.

Une camionnette de l’université s’arrête à notre hauteur et propose d’emporter nos valises jusqu’à l’accueil de Halifax. Sympa ! D’un coup, on se sent plus légères !

Arrivées au collège, plein de jeunes se précipitent pour nous aider à trouver la bonne porte, la bonne chambre et porter tous les bagages de tout le monde. Il y a des ballons, de la musique, une mascotte (un lion pour Halifax, c’est classe !) et plein de promesses d’activités sympas pour la semaine à venir, qui est “freshers’ week”, soit la semaine d’accueil des nouveaux, où il n’y a pas encore de cours.

Iris reçoit un sac de cadeaux avec entre autre un ticket pour une glace gratuite (le camion de glace est devant la porte) et des coupons de réduction sur des boissons alcoolisées pour toute la semaine à venir (un coupon par jour à peu près, type “un cocktail acheté le deuxième offert). La semaine va être dure pour le foie !

J’aide Iris à vider un peu ses valises, puis on va faire un plein de courses. Après cela, je sens bien que je suis un peu dans le chemin, donc comme tous les autres parents, je reprends tranquillement le chemin du retour. Après un retour en train pas très agréable (pas de places assises parce que la compagnie avait accidentellement pris trop de réservations), me revoilà à Reading où l’air est bien plus chaud 🙂

Iris semblait satisfaite de sa chambre, il n’y a plus qu’à espérer que les voisins soient sympas. Ceci dit, l’ambiance festive était vraiment chouette, et on s’est rendu compte à quel point Maxine avait perdu en commençant l’université en plein Covid. Pas du tout la même ambiance ! Maintenant, on croise les doigts pour que les cours soient intéressants et qu’Iris passe une bonne année.

Balade romaine

Voici une grande balade qu’on a faite il y a deux semaines déjà, autour de Silchester, un village pas très loin de chez nous. Il est surtout connu pour être le siège des ruines romaines de Calleva Atrebatum, une ancienne ville romaine.

On est parti le matin, sans Maxine qui avait d’autres plans ce jour-là. On a loué une voiture pour arriver jusqu’à la petite gare de Mortimer, et marché 4 heures en tout. On suivait des instructions trouvées sur internet, qui n’étaient pas toujours très claires. On a fait un petit détour involontaire à un moment, retrouvé le chemin un peu plus tard, puis sur la fin on a complètement laissé tomber le guide et suivi Google Maps sur nos téléphone pour retrouver la voiture 😀

Il y avait plusieurs chemins balisés, qui nous ont un peu aidé à ne pas trop nous perdre. Comme ça se fait par ici, le chemin passe parfois en plein milieu d’un champ cultivé, ou même avec du bétail. Il y a des instructions strictes pour garder les chiens en laisse et fermer les barrières derrière nous… Mais il y en a dans la troupe qui n’étaient pas très rassurés de marcher au milieu des vaches — et on a même croisé des lamas !

Perles de France

Quelques réflexions de nos enfants lors de notre dernier séjour en France.

Zoé, qui se fait bousculer dans la rue:

Les gens, quand ils disent “pardon”, ils sont moins gentils qu’en Angleterre…

Zoé encore, qui regarde une carte de France:

Brie-Compte-Robert !!?? Mais c’est quoi ce nom avec DEUX fromages?

Et enfin Iris, qui a été très déçue que les habitants de la Champagne soient des Champenois. Et pas des Champagnons

Final du Tour de France

Après Dijon et Sainte-Foy-la-Grande, il nous restait 3 étapes dans notre tour de France.

D’abord, l’anniversaire de Manue, à Lugon ! C’était une surprise, on a loué un grand gîte capable de nous accueillir à 11 pour loger et à… 16 pour manger ! Les cousins se sont bien marrés ensemble, notamment avec la petite dernière arrivée (Luna, 2 ans déjà). On a évidemment bien mangé et bien bu. Le repas du dimanche a été pris dehors sous les arbres, avec des copains/voisins. C’était vraiment très sympa.

Les deux dernières étapes étaient les plus courtes. Un petit arrêt à La Rochelle, où on a fait un tour dans le quartier Saint-Nicolas et testé la crêperie Mamie Bigoude, au décor bien déjanté et aux si bonnes crêpes.

Et pour finir, un autre arrêt en banlieue parisienne, où on a aussi découvert une nouvelle petite cousine (Mia, 2 mois déjà) et fait de bonnes balades dans la forêt de Montmorency à côté.

Le retour dans notre île fut sans histoire, sans intempérie et presque sans retard, alors on ne va pas se plaindre ! Allez, les photos :

Canoë à Ste Foy la Grande

Un petit arrêt entre Dijon et Lugon pour couper le trajet… On avait réservé une nuit dans le tout petit Hôtel de la Gare à Sainte-Foy-La-Grande, le long de la Dordogne. On a beaucoup aimé l’expérience !

Par chance, on est arrivé le jeudi soir, où ils organisent les “jeudis de la bastide”: des stands de plats à emporter, et des tables en libre service. On amène son assiette (fournies par l’hôtel, pour nous !), on achète à manger et on s’installe sur la place de la mairie. Il y avait même une chanteuse, pour l’ambiance. Ça sentait bon l’été, le sud et la paëlla !

Après une nuit et un super petit déjeuner pris sur place (les croissants 🥐, le pain frais 🥖, la confiture maison… 😋) on est allé un peu plus loin pour faire un tour de canoë. On avait juste réservé pour 2 heures, mais on a adoré ! À part un couple de Hollandais, qui étaient monté en même temps que nous, on n’a croisé personne sur l’eau. Mais on a vu plein d’oiseaux : hérons, aigrettes, martins pêcheurs, etc. Et cette balade au calme en pleine nature nous a tous beaucoup plu.
On avait mis les enfants ensemble sur leur canoë. C’était peut-être une erreur : il y a eu beaucoup de discussions un peu animées, relatives au maniement de l’embarcation… Mais personne n’est tombé à l’eau.

Retour à Dijon

On n’y était pas allé depuis 2 ans, mais malgré quelques péripéties (voir épisode précédent) cette fois c’est la bonne : on a enfin réussi à aller à Dijon chez Mémé et Dom ! Les enfants — et les parents ! — étaient ravis de retrouver toutes ses petites choses immuables qui font une maison de grands-parents.

Côté activités, on est encore resté sur du traditionnel : un tour à l’accrobranche, une visite au muséum d’histoire naturelle, un excellent restaurant bourguignon et quelques achats de BD. Zoé s’est aussi essayée au violon (mais va probablement rester sur la flûte pour l’instant). Il a fait bien chaud, et on était très content de rester à l’intérieur à faire des puzzles.

On a tout de même visité la toute nouvelle Cité internationale de la gastronomie et du vin, mais plutôt la partie musée archéologique — et la boutique de moutardes ! On y retournera une autre fois pour la partie sur le vin.

À propos, on a également fait une dégustation de vin, à Gevrey-Chambertin, sans Zoé, qui ne s’est pas sentie concernée, mais avec les deux autres, qui ont bien apprécié l’expérience. On a tout compris aux différentes appellations du Bourgogne, et oui, acheté quelques bouteilles au passage pour remplir le coffre de la voiture…

80 ans à Marsilly

On ne l’avait pas fait depuis presque 2 ans : un séjour en France ! L’occasion était les 80 ans d’André, mais on était surtout content de se retrouver tous ensemble, après le raté de Noël dernier. On n’est resté que la semaine de Pâques (et même pour Maxine, juste le week-end de Pâques, parce qu’elle n’avait pas de vacances), en faisant le trajet en train.

Ça fait une bonne journée de transports : bus pour la gare de Reading, puis train jusqu’à Londres, puis métro pour changer de gare, puis Eurostar jusqu’à Paris, puis métro pour changer de gare, puis TGV jusqu’à La Rochelle, et enfin un bus pour finir !
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Mais au final, on met autant de temps qu’en voiture, et c’est moins pénible. Par contre, pas question de ramener des caisses de vin…

Le week-end est passé très vite, principalement à table pour manger, mais aussi pour papoter ! Les cousins se sont vraiment bien entendus, ils sont maintenant tous bien ados. Mais on leur a quand même fait une petite chasse aux œufs dans le jardin…
(Zoé m’a dit: “À un moment, je me suis rendu compte que j’étais aussi grande que tout le monde maintenant… C’était bien !”)

On a aussi fait quelques tours dans La Rochelle, y compris une bonne balade en vélos loués, depuis le centre jusqu’à la plage de Chef-de-Baie pour les connaisseurs. Toutes ces pistes cyclables sous le soleil, c’était un vrai plaisir !

Pour le retour, mêmes transports dans l’autre sens. Notre Eurostar a juste eu 1h de retard : le hall a dû être évacué à cause d’une patate qui a voulu ramener un obus de la 1ère Guerre mondiale dans ses bagages…

Iris et ses 18 ans

Et ouais, nos enfants se font vieux ! C’était au tour d’Iris de passer à l’âge adulte, le week-end dernier.

Elle a fêté ça avec ses potes, le vendredi soir, de la façon traditionnelle en Angleterre : avec de l’alcool, bien sûr ! Ils sont restés raisonnables — on pense : un Jägerbomb et un drinking game à base de Mario Kart, qui s’est soldé par quelques shots de vodka. Elle est rentrée à minuit passé, mais elle avait l’air plutôt fraîche le lendemain.

On avait aussi prévu de fêter ça en famille, dans un steak restaurant, où on s’est régalé. Et oui, on a bien sûr ajouté une bonne bouteille de rouge français !

Quand elle ne picole pas, Iris bosse beaucoup pour passer ses A-levels (~ bac), dont les épreuves seront de fin mai à fin juin. Ensuite, si tout va bien, elle ira étudier l’archéologie en septembre à l’université — soit à York, soit à Leicester, en fonction des résultats.

Et pour se détendre, entre 2 parties de Tetris, elle continue à construire ses petites maisons, qui sont de plus en plus évoluées. Jugez-en !

Cornouailles — suite et fin

Pour notre dernier jour de vacances, on est allé à Eden Project, une sorte d’intermédiaire entre le jardin botanique et le parc à thème. Le projet date d’il y a 20 ans, il s’est construit sur une ancienne mine (encore !) d’argile, où plus rien ne pouvait pousser. Ils ont passé des années à refaire les sols, puis à construire des grandes bulles pour y faire deux “biomes” : un tropical et un méditerranéen.

C’est assez impressionnant, autant de l’extérieur que de l’intérieur. On serpente au milieu de plantes, ou parfois au-dessus, pour la forêt tropicale. Il y a même des oiseaux qui se baladent librement : des bien connus dans le biome méditerranéen, et des roulroul dans le tropical.

On a passé la journée à déambuler là-dedans, et c’était dépaysant et agréable.
Mais bon, on a quand même trouvé ça bien cher, bien commercial (la grosse boutique à la sortie, etc.) et pas très didactique finalement. Bref, on ne recommande pas forcément, mais les photos sont sympas !

Cornouailles – Land’s End

Et le premier janvier, qu’est-ce qu’on fait en Cornouailles? On va à Land’s End — le bout du monde, l’extrême pointe au Sud-Ouest de la Grande Bretagne, le Finistère de l’Angleterre !

C’est un coin extrêmement touristique, vu la taille du parking et le nombre d’attractions idiotes qu’on y trouve… toutes fermées bien sûr ! Bon, on a bien croisé quelques dizaines de personnes sur la journée, mais c’était plutôt calme et sauvage ! À un moment de la balade, on a pu, sans faire la queue comme c’est le cas en été, être les personnes la plus à l’Ouest de toute la Grande Bretagne !

On a pique-niqué en regardant les vagues (et quelques mouettes), on a ensuite admiré la petite plage de Sennen (et quelques surfeurs) et on a fini notre boucle avec un rayon de soleil (et quelques poneys). Un bon bol d’air salé, et quelques photos sympas !

Ah oui, et en sur la route du retour, on a croisé au bord de la route, le “Saint Michael’s Mount”, dont la silhouette vous dira peut-être quelque chose…