Semaine à Barcelone, jour 3

Encore une journée où on a bien marché ! Tout d’abord, jusqu’au marché de la Boqueria, célèbre attraction pour les touristes. Et ça se sent un peu : la moitié des stands proposent surtout de la nourriture à emporter, voire à consommer tout de suite. Mais après tout, on est des touristes et on se laisse porter. Au menu : un peu de jambon, un peu de saucisson, un peu de fromage, quelques olives, un peu de fruits découpés et même quelques tentacules ! 🦑

Après avoir dégusté tout ça sur un banc — au soleil, tous les bancs à l’ombre étaient pris — on met le cap sur Montjuïc, une grande colline qui domine la ville.
On y trouve d’abord un jardin plein de cactus, qui nous donnent l’impression d’être en plein Far West. D’autant qu’il est désert… On continue à grimper, pour finalement arriver à un petit téléphérique qui nous emmène encore un peu plus loin. C’est vraiment très agréable : vert, ombragé, avec même un toboggan et une balançoire, que Zoé finit par essayer. (Et Maxine non, trop vieille…)

Le soir, on a retrouvé Mao, un ancien collègue devenu barcelonais depuis, et qui nous fait découvrir une coutume locale: vermouther — c’est à dire s’asseoir en terrasse et boire du vermouth… Très sympa !

Semaine à Barcelone, jour 2 : la Sagrada Familia

C’était notre première vraie journée sur place, et bien sûr on est allé visiter la fameuse Sagrada Familia. C’est une basilique en plein centre ville, dont la construction a démarré il y a 140 ans… et qui commence doucement à se terminer !

La vue de l’extérieur est assez étonnante. (On a dû en faire tout le tour, pour trouver un sandwich qui n’ait pas trop l’air d’un piège à touristes !) On a l’impression qu’il y a 10 styles différents qui se télescopent sur ce bâtiment immense, et même les grues qui bossent grimpées dessus ne dépareillent pas tellement !
La façade “Nativité” est incroyablement riche et fournie, avec des animaux sculptés partout, sur une pierre ocre. On a l’impression que ça grouille.
De l’autre côté, la façade “Passion” est toute en personnages anguleux sur une pierre grise. Pas la même ambiance !

Le plus saisissant, c’est quand on rentre à l’intérieur. Il y a une impression d’espace qu’on n’a pas d’habitude dans les cathédrales, car il y a très peu de mobilier, juste ces grands piliers et une lumière superbe à travers les vitraux multicolores. On avait de la chance, il faisait beau ce jour là. (Je rigole… il a fait beau tous les jours !)

On est aussi monté dans une des tours, mais c’était un peu décevant. 30 minutes d’attente pour l’ascenseur, pour une vue sur la ville très étriquée et à travers un grillage… Pas de grands espaces là-haut ! Mais on voit mieux les sculptures kitsch et colorées en haut des tourelles.

En sortant, on passe un peu de temps dans un petit musée qui nous explique le projet de Gaudi, l’architecte qui a imaginé tout ça, et y a consacré toute sa vie. Il n’y a pas de date prévue pour la fin de la construction, mais on a une chance de voir son œuvre terminée de notre vivant ! On essaiera d’y revenir à ce moment là 🙂

Semaine à Barcelone, jour 1

Ça fait bien 2 ans qu’on voulait aller voir nos copains Kim et Taylor à Barcelone, mais bon, on était coincé sur notre île… Plus maintenant ! On a donc passé une semaine là-bas, fin octobre. Et c’était bieeeen !

On a pris l’avion (oui, l’avion… On a essayé par le train, mais c’est vraiment plus long, plus cher et pas pratique… désolé la planète) On était juste 3 : Iris bossait à York, et Maxine est à Marseille — mais elle nous a quand même rejoint quelques jours.
En arrivant au centre de Barcelone, il faisait tellement beau et la ville était tellement facile à vivre en tant que piétons qu’au lieu de prendre le métro, on s’est posé en terrasse, on a pris un bon goûter et on a marché 45 minutes jusqu’à l’appartement. Un régal !
Et en parlant de régal, le soir, nos hôtes nous ont fait préparer des empenadas mexicains : des petits chaussons fourrés cuits dans des feuilles de maïs, délicieux (mais un peu épicés pour nos palais français trop délicats !)

Le lendemain, on est parti de promener — toujours à pied — dans les petites rues du vieux quartier. La cathédrale nous a un peu déçus avec son énorme pub Samsung, sponsor de la rénovation… Mais on a adoré cette ville si facile à vivre : pistes cyclables partout, passages piétons où on peut prendre son temps… Ah oui, et bien sûr, il faisait 25° ! La ville est organisée en gros blocs d’immeubles, avec souvent un parc au centre des blocs. Du coup, le plan fait penser à une ville américaine, toute en angles droits, mais de l’intérieur c’est très agréable.

L’après-midi, on a retrouvé Maxine, qui avait pris le car depuis Marseille (7h de route quand même), et on est ressorti le soir pour aller manger une paella dans un restau au bord de la plage, comme les touristes qu’on était !

À suivre…

Une rentrée pour Zoé

Zoé est donc rentrée en “Year 10”, sa quatrième année dans le secondaire. C’est là qu’elle a pu choisir ses options — et au passage se débarrasser de quelques matières qu’elle a bruyamment détestées ces dernières années : Religious Education, Drama et Géographie.

Elle a choisi comme option Histoire, Espagnol et Psychologie. Comme elle n’est pas mauvaise, elle doit aussi faire les “3 sciences” (Physique, Chimie et Biologie) plutôt qu’un seul cours avec les trois “combined”. Le tronc commun comporte aussi Anglais, Maths et Sport. Elle passera le GCSE — l’équivalent du brevet — dans 2 ans. Mais elle a déjà passé l’épreuve de Français, et a bizarrement obtenu la meilleure note.

Ah, et j’avais oublié l’option la plus importante bien sûr: Musique ! Elle est toujours bien accrochée à sa flûte, et devrait participer à l’orchestre de la comédie musicale que l’école monte cette année. Elle a aussi réussi à passer son niveau 5 en flûte l’an dernier, puis le niveau 5 en solfège, nécessaire pour la suite. La suite, c’est normalement le niveau 6 de flûte, mais elle a décidé d’être un peu plus ambitieuse et de tenter directement le niveau 7.

Elle continue aussi la danse classique, un soir par semaine, qu’elle avait commencée en sortant des confinements. Elle pourrait là aussi passer des niveaux dans l’année.

Pour finir: elle se prépare aussi à passer 4 ans en tant que fille unique, maintenant que ses sœurs l’ont abandonnée ! Ça n’a pas l’air de lui faire trop peur…

Allez, je vous mets la vidéo de son concert à l’école de flûte. Ça date de juillet dernier, mais c’est toujours bon !

Balade romaine

Voici une grande balade qu’on a faite il y a deux semaines déjà, autour de Silchester, un village pas très loin de chez nous. Il est surtout connu pour être le siège des ruines romaines de Calleva Atrebatum, une ancienne ville romaine.

On est parti le matin, sans Maxine qui avait d’autres plans ce jour-là. On a loué une voiture pour arriver jusqu’à la petite gare de Mortimer, et marché 4 heures en tout. On suivait des instructions trouvées sur internet, qui n’étaient pas toujours très claires. On a fait un petit détour involontaire à un moment, retrouvé le chemin un peu plus tard, puis sur la fin on a complètement laissé tomber le guide et suivi Google Maps sur nos téléphone pour retrouver la voiture 😀

Il y avait plusieurs chemins balisés, qui nous ont un peu aidé à ne pas trop nous perdre. Comme ça se fait par ici, le chemin passe parfois en plein milieu d’un champ cultivé, ou même avec du bétail. Il y a des instructions strictes pour garder les chiens en laisse et fermer les barrières derrière nous… Mais il y en a dans la troupe qui n’étaient pas très rassurés de marcher au milieu des vaches — et on a même croisé des lamas !

Perles de France

Quelques réflexions de nos enfants lors de notre dernier séjour en France.

Zoé, qui se fait bousculer dans la rue:

Les gens, quand ils disent “pardon”, ils sont moins gentils qu’en Angleterre…

Zoé encore, qui regarde une carte de France:

Brie-Compte-Robert !!?? Mais c’est quoi ce nom avec DEUX fromages?

Et enfin Iris, qui a été très déçue que les habitants de la Champagne soient des Champenois. Et pas des Champagnons

Final du Tour de France

Après Dijon et Sainte-Foy-la-Grande, il nous restait 3 étapes dans notre tour de France.

D’abord, l’anniversaire de Manue, à Lugon ! C’était une surprise, on a loué un grand gîte capable de nous accueillir à 11 pour loger et à… 16 pour manger ! Les cousins se sont bien marrés ensemble, notamment avec la petite dernière arrivée (Luna, 2 ans déjà). On a évidemment bien mangé et bien bu. Le repas du dimanche a été pris dehors sous les arbres, avec des copains/voisins. C’était vraiment très sympa.

Les deux dernières étapes étaient les plus courtes. Un petit arrêt à La Rochelle, où on a fait un tour dans le quartier Saint-Nicolas et testé la crêperie Mamie Bigoude, au décor bien déjanté et aux si bonnes crêpes.

Et pour finir, un autre arrêt en banlieue parisienne, où on a aussi découvert une nouvelle petite cousine (Mia, 2 mois déjà) et fait de bonnes balades dans la forêt de Montmorency à côté.

Le retour dans notre île fut sans histoire, sans intempérie et presque sans retard, alors on ne va pas se plaindre ! Allez, les photos :

Canoë à Ste Foy la Grande

Un petit arrêt entre Dijon et Lugon pour couper le trajet… On avait réservé une nuit dans le tout petit Hôtel de la Gare à Sainte-Foy-La-Grande, le long de la Dordogne. On a beaucoup aimé l’expérience !

Par chance, on est arrivé le jeudi soir, où ils organisent les “jeudis de la bastide”: des stands de plats à emporter, et des tables en libre service. On amène son assiette (fournies par l’hôtel, pour nous !), on achète à manger et on s’installe sur la place de la mairie. Il y avait même une chanteuse, pour l’ambiance. Ça sentait bon l’été, le sud et la paëlla !

Après une nuit et un super petit déjeuner pris sur place (les croissants 🥐, le pain frais 🥖, la confiture maison… 😋) on est allé un peu plus loin pour faire un tour de canoë. On avait juste réservé pour 2 heures, mais on a adoré ! À part un couple de Hollandais, qui étaient monté en même temps que nous, on n’a croisé personne sur l’eau. Mais on a vu plein d’oiseaux : hérons, aigrettes, martins pêcheurs, etc. Et cette balade au calme en pleine nature nous a tous beaucoup plu.
On avait mis les enfants ensemble sur leur canoë. C’était peut-être une erreur : il y a eu beaucoup de discussions un peu animées, relatives au maniement de l’embarcation… Mais personne n’est tombé à l’eau.

Retour à Dijon

On n’y était pas allé depuis 2 ans, mais malgré quelques péripéties (voir épisode précédent) cette fois c’est la bonne : on a enfin réussi à aller à Dijon chez Mémé et Dom ! Les enfants — et les parents ! — étaient ravis de retrouver toutes ses petites choses immuables qui font une maison de grands-parents.

Côté activités, on est encore resté sur du traditionnel : un tour à l’accrobranche, une visite au muséum d’histoire naturelle, un excellent restaurant bourguignon et quelques achats de BD. Zoé s’est aussi essayée au violon (mais va probablement rester sur la flûte pour l’instant). Il a fait bien chaud, et on était très content de rester à l’intérieur à faire des puzzles.

On a tout de même visité la toute nouvelle Cité internationale de la gastronomie et du vin, mais plutôt la partie musée archéologique — et la boutique de moutardes ! On y retournera une autre fois pour la partie sur le vin.

À propos, on a également fait une dégustation de vin, à Gevrey-Chambertin, sans Zoé, qui ne s’est pas sentie concernée, mais avec les deux autres, qui ont bien apprécié l’expérience. On a tout compris aux différentes appellations du Bourgogne, et oui, acheté quelques bouteilles au passage pour remplir le coffre de la voiture…

Notre trajet en Brexitistan

Zoé a (enfin !) terminé son année scolaire mercredi, et qu’a-t-on donc fait jeudi ? On est parti en vacances en France, bien sûr ! Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas fait notre traditionnel tour de France estival, à visiter nos familles aux 4 coins du pays. Au programme cette année : Dijon, l’Ouest et pour finir la région parisienne. On fait tout ça en voiture de location, plus pratique que le train pour faire tous ces trajets… et pour ramener quelques bouteilles de vin en passant !

Mais d’abord, il nous faut quitter le Royaume-Uni… et là c’est un peu compliqué. Tout d’abord, la voiture de location, réservée à 8h30, n’était pas prête ! Le précédent client ne l’avait pas encore rendue. Après quelques coups de fil, ils en ont trouvé une autre.

Ensuite, la paperasse administrative pour l’emmener de l’autre côté de la frontière n’était pas prête non plus ! Eh oui, ce n’est plus aussi simple qu’avant, Brexit oblige… D’ailleurs la moitié des agences de location interdisent maintenant de sortir leurs voitures du Royaume-Uni, ce qui nous limite beaucoup le choix. Après quelques coups de fil de plus, les formalités se déclenchent, mais il faut quand même qu’on fasse un détour par Heathrow pour récupérer le papier magique nous permettant d’aller en France.

Ensuite, sur l’autoroute qui nous amène au tunnel, il y a toute une section où on passe à contresens, sur l’autre côté d’autoroute, parce que le sens normal est réservé pour… stocker les camions ! Il y a un énorme délai pour traiter, encore, toute la paperasserie des marchandises, et il faut bien entasser tout ça quelque part. Les camionneurs sont donc priés d’attendre des heures, voire des jours, sur 2 files longues d’environ 10 km.

Avec tout ça, on a accumulé pas mal de retard, et toute notre marge de sécurité s’est envolée. Le train (sur lequel on met la voiture, pour traverser le tunnel) part à 13h20, et il faut y être une heure à l’avance pour les formalités de passage de frontière. On y arrive juste à 12h30, et là… énorme bouchon juste en sortant de l’autoroute ! On a passé 1h30 à faire la queue avant d’atteindre le premier guichet. Pour parachever le tout, on a même été mis à part pour tester des traces d’explosifs dans l’habitacle de la voiture !
On est finalement parti à 15h36, donc avec plus de 2h de retard.

Tout cela est clairement lié au Brexit, et aux vérifications supplémentaires à faire désormais. L’été dernier, le Covid avait empêché plein de gens (dont nous !) de partir en vacances, et c’était donc passé inaperçu. On a même eu plutôt de la chance : aujourd’hui, les compagnies de ferry ont demandé à leurs clients de… ne pas venir du tout ! Pas la peine d’essayer, rien ne passe.

Quant à notre voyage, du côté français, les autoroutes sont belles et roulent très bien ! On est finalement arrivé à près de minuit chez Mémé et Dom, qui nous avaient patiemment attendus.
Ouf !