Zoé au pays des Brownies

Le scoutisme est une institution par ici, alors pas question que Zoé y échappe… Mademoiselle vient d’effectuer sa promesse chez les Brownies, qui est la version juvénile des Guides, qui est la version féminine des Scouts. Ouf !

Initialement, Zoé voulait retrouver ses copines d’école, on l’a donc inscrite là plutôt que chez les “vrais” Scouts, comme Iris. En fait, ses copines y vont le mardi soir, mais Zoé ne survivrait pas sans sa danse du mardi soir. Elle se retrouve donc avec des filles qu’elle ne connait pas du tout, le vendredi soir, mais elle s’en sort très bien quand même — et finalement c’est mieux qu’elle fasse différemment que sa sœur !

Elles y font différentes activités, plutôt en intérieur pour le peu qu’on ait vu : petits bricolages, jeux de ballon, une initiation à la météo, …

Nous avons pu assister à sa petite cérémonie de promesse. C’était plein de symboles qu’on n’a pas bien compris… Pour finir, elle a lu la phrase suivante :

I promise that I will do my best:
To be true to myself and develop my beliefs,
To serve the Queen and my community,
To help other people
And to keep the Brownie Law.

Vous y remarquerez la présence de la reine… Elle a aussi reçu plein de badges, qu’il va falloir placer sur le bel uniforme tout neuf…

Elle est ressortie de là très très fière, comme la photo le laisse deviner !

Hawaï, c’est dingue !

Mon employeur, pour fêter les 10 ans de la boîte, a gentiment décidé d’envoyer un petit paquet d’employés se dorer la pilule, tous frais payés, pendant quatre jours à… Hawaï ! Pire: les conjoints étaient invités aussi ! Ça ne se refuse pas, et on a appelé Mémé et Dom à la rescousse, pour s’occuper de la marmaille, pendant qu’on partait en vacances tous les deux, sans enfants, pour la première fois depuis 13 ans !
On en est revenu samedi dernier. Et tout au long de cette semaine incroyable, on n’a pas arrêté de se dire: “C’est dingue !”.
Voilà un petit résumé de nos activités !

Lundi
Hawaï, c’est bien plus loin que les Antilles, même depuis l’Angleterre ! On a mis exactement 24h à faire le voyage de porte à porte, avec un changement à Los Angeles.
À l’arrivée, des colliers de fleurs nous attendaient ! Il était 20h, mais on est allé se coucher rapidement… Il faisait nuit noire de toute façon. Ah oui, et il y a 11h de décalage horaire !

Mardi
Lever très très tôt, et découverte de la vue superbe depuis la chambre d’hôtel.
Des arbres bizarres, des oiseaux étranges, une chaleur moite et l’océan tout prêt, avec une autre île au loin. Sur quelle planète on est déjà?
Un petit déjeuner extraordinaire (ananas excellents, et saucisses à la mangue, qui passent très bien à 6h du matin quand l’estomac pense qu’on est le soir !)
Notre première activité, réservée à l’avance, était kayak + plongée avec masque et tuba. Il fait beau, et la vue de l’île est superbe depuis le kayak, le volcan tout emmitouflé de nuages pendant qu’on crame au soleil ! De temps en temps, on aperçoit une grosse tortue qui vient respirer à la surface, mais elles sont trop rapides pour qu’on les voie bien.
C’est avec un masque et un tuba qu’on les découvre, une bonne dizaine regroupées au fond de l’eau, tranquilles. On a adoré cette impression de voler au-dessus d’un monde inconnu, plein de poissons et de coraux. On a même vu une superbe raie manta !

De retour à l’hôtel, on se prend une salade au bord de de la piscine, une sieste pour tenir le coup et on profite de la soirée d’accueil avec les collègues en mangeant dehors.

Mercredi
L’entreprise avait organisé une course ce matin-là. Pour soutenir une charity, il fallait courir ou marcher 3km ou 5km, sur un chemin le long de la plage. C’était optionnel, mais il y a pire comme façon de faire du sport ! On s’est inscrit… pour la version 3km quand même. Anne a couru la plupart du temps. Moi j’ai réussi à tenir tout le long, et j’ai gagné ! (OK, tous les sportifs un peu sérieux faisaient la version 5km…)

Un peu de shopping à Lahaina, le bourg du coin, un barbecue pour le repas du midi, et l’après midi à la plage, à côté de l’hôtel, où j’ai refait de la plongée au tuba. C’est tellement facile et sympa, quand il n’y a pas besoin de combinaison et qu’on part du bord ! D’ailleurs, l’eau était tellement chaude que Anne s’est baignée…

Le soir, on a suivi une collègue et son mari, dans un restaurant mexicain au bord de l’eau. Non, pas de burritos gras au menu… Mais d’excellents plats de poisson très parfumés, de la bonne bière et pour commencer un étonnant cocktail de mescal avec une huitre dedans ! On n’avait pas mangé aussi fin depuis longtemps, en fait…

Jeudi
Dernier jour sur place, avec une activité au choix. On n’a pas pris le golf, ni le cours de surf, mais la descente en vélo : on monte en voiture en haut du volcan, on monte sur un vélo et on freine jusqu’en bas — ou presque ! On a eu de la chance, ce jour-là il n’y avait presque pas de nuages accrochés à la montagne. Il ne faisait pas bien chaud quand même: 5°C au point de départ ! Mais la promenade était très agréable, et on a pu voir l’île de l’intérieur, avec sa végétation étonnante qui en plus change suivant l’altitude : herbe rase, grands pins, cactus façon western, fleurs parfumées… Le tout avec une vue superbe sur la côte tout en bas.

On est retourné visiter Lahaina, qu’on avait à peine vu la veille, et découvert un stupéfiant arbre banian, sur la place centrale. C’est un arbre qui fait jaillir des racines de ses branches, ce qui lui permet de se faire des sortes de piliers pour s’aventurer plus loin… C’est dingue !

Le soir, grande réception d’adieu avec les collègues.

Vendredi
Un dernier petit tour sur la plage et c’est déjà l’heure de partir. On en a quand même profité au maximum, et on ne se plaint pas !

On a fait plein de photos, voilà un petit échantillon:

Iris passe une ceinture

Iris avait commencé une sorte de karaté/self-defense l’année précédente (souvenez-vous !) mais plusieurs choses nous déplaisaient : c’était loin, c’était cher et c’était parfois un peu bizarre… (Pour les passages de grade, elle devait faire signer un papier par sa maîtresse et ses parents, attestant qu’elle faisait ses devoirs, rangeait sa chambre, se brossait les dents, etc. Bof !)

On avait trouvé un autre club par des amis l’an dernier, et elle a commencé en septembre dernier. Pas d’ambiance militaire, c’est dans un centre de loisirs pas trop loin, et c’est beaucoup plus sympa. Et il y a quelques semaines, elle a dû passer sa première ceinture !

Le déroulement était un peu lourd : il fallait aller dans un gymnase à l’autre bout de la ville, à 18h, et ça commençait par un cours, où un Sensei (Grand Maître) donnait une leçon de karaté aux 50 présents, pendant une bonne heure. Je la voyais bien stressée, à essayer de faire chaque mouvement parfaitement — surtout qu’elle était au premier rang, rapport à sa ceinture blanche et à sa petite taille, donc juste sous le nez du Grand Sachem !

Ensuite, une pause d’une demi-heure, puis c’était l’examen proprement dit. Elle avait bien préparé son kata, une sorte de chorégraphie à effectuer par cœur. Elle est passée avec deux autres ceintures blanches, sous l’œil critique du Grand Vizir. Elle était tellement concentrée qu’à un moment elle a fait 3 pas au lieu de 4. Mais à part ça, moi j’ai trouvé ça parfait !

Bien sûr, comme chaque groupe de 2 ou 3 devait passer séparément, ça a pris un certain temps… On a terminé à 22h, ce qui fait tard quand même ! Mais bon, elle a eu sa ceinture (orange) et un tampon sur son passeport international de karatéka, et ça valait bien ça !

Admirez la maîtrise:

Zoé pubarde

Il arrive régulièrement que les parents soient invités à l’école, pour admirer le travail de leur marmaille. Les grands classiques sont : la nativity play en décembre, qui raconte la naissance de Jésus en chansons, et les sports day où les parents viennent encourager les prouesses sportives de leur gamin.

Le mois dernier, Zoé nous a invités pour présenter son travail du moment, sur le thème for intéressant du chocolat. Ils ont notamment fabriqué une barre de chocolat eux-mêmes. Elle nous a dit : “On va essayer de vendre notre barre de chocolat aux parents !” Bon, je me suis dit qu’on allait encore avoir droit à une charity quelconque et j’ai emmené une pièce de £1 en soupirant.
Pas du tout !

Les enfants avaient été mis en petits groupes, et chaque groupe a présenté son travail sur la scène, devant l’assemblée de parents. Il s’agissait de

  • le nom de la barre de chocolat qu’ils avaient fabriquée
  • une présentation orale, où les enfants parlaient chacun à leur tour au micro
  • une présentation Powerpoint de quelques diapositives, avec des photos de leur travail, mais aussi les ingrédients ajoutés au chocolat, et des arguments pour vanter leur barre
  • un jingle de pub, préenregistré, où ils chantaient, et avec quelques notes au xylophone

Il m’a fallu quelques présentations pour comprendre qu’en fait, il s’agissait d’un exercice de marketing ! Certains ont dit “Don’t delay, buy it today !”. Les présentations assuraient que leur confiserie serait meilleure que notre plat préféré. Elles étaient d’ailleurs bourrées de fautes (“Good qwolty” !) mais ça n’a choqué que moi je crois.
Le groupe de Zoé (qui s’appelait Whizzies, mais je n’ai pas compris pourquoi…) a choisi d’appeler sa création Poffee parce qu’ils ont rajouté au chocolat du sucre pétillant (pop candy) et du caramel (toffee).

Ensuite, chaque groupe allait derrière une table, où le reste du travail était exposé : un poster de publicité, la barre de chocolat elle-même, son emballage, et tout le travail préparatoire. Par exemple, chaque groupe a fait un sondage (tally chart) auprès de leurs copains pour connaître les ingrédients qu’ils préféraient, pour ensuite préparer un graphique (block chart) afin de choisir les deux plus populaires.

Je suis allé féliciter le prof à la fin, tellement j’étais soufflé de la quantité de boulot réalisé, tout cela en deux mois. Il m’a certifié que ce sont les enfants qui avaient tout fait ! Mouais… Je n’imagine même pas la préparation nécessaire.

Ah oui, et on a même pu récupérer la barre de chocolat gratuitement à la fin !

Grease est le mot

Pour l’inauguration de son magnifique auditorium, l’école de Gaël a monté la comédie musicale Grease. En tant que membre de la chorale, notre fiston était bien sûr de la partie !

Ça a été un boulot dingue – bien qu’il ait été simple choriste et n’avait pas de texte. Il a répété depuis décembre, et les dernières semaines étaient particulièrement crevantes : une répétition quasiment chaque soir, et trois dimanches entiers de suite ! Il en revenait toujours ravi, mais les devoirs ont été parfois terminés un peu tard, et les cernes s’accumulaient…

Il y a eu trois représentations, et on a bien sûr assisté tous ensemble à l’une d’entre elles.
C’était incroyable ! Une énergie du tonnerre, des acteurs excellents, des chorégraphies super rodées, quelques fausses notes parfois, mais l’ensemble était un régal.
Après la dernière soirée, Gaël avait un peu le blues que cette belle aventure se termine.

La presse locale en a largement parlé : le but est aussi de faire de la pub pour l’école, et que les gamins de year 6 la mettent en haut de leur vœux pour l’année prochaine ! Voilà quelques articles, et en regardant bien vous repérerez Gaël en blouson de cuir sur la photo de groupe !

Ah ! Et le week-end dernier, sa chorale, the Bulmershe Singers, a gagné la médaille d’or à un concours organisé par un festival du coin…

Quel artiste !

Installing kitchen… 99% done

Ça y est ! Enfin presque… Il nous reste le sol, qu’ils terminent demain, et quelques bricoles, comme les plinthes ou une porte de placard.

Tout le reste est là : le super four à pyrolyse (18 fonctions !), le lave-vaisselle tout neuf, la hotte, les plaques à induction (super rapides !), et tous nos jolis placards tout vides, que Anne a passé une partie du dimanche à re-remplir. On avait auparavant donné un coup de peinture sur les murs et le plafond.

C’est Iris qui a inauguré les plaques, en nous préparant une omelette. Et le four a déjà fait un poulet rôti et un gingerbread upside-down apple pudding, tout ça dimanche matin.

Voilà ce que ça donne !

Installing kitchen… Almost there!

Ça avance bien, merci ! Le week-end sans évier, c’est quand même pas très pratique. Mais on s’est fait inviter chez des copains pour ne pas avoir à trop utiliser le micro-onde. Ah oui, et les œufs durs cuisent très bien dans la bouilloire électrique !

Mais aujourd’hui une grande étape a été franchie : le fameux robinet est installé — avec son évier tout neuf ! Vous noterez qu’il n’a aucun joint : le bac se transforme en évier, qui se transforme en plan de travail. Vive les cuisines modernes !

Du coup, on n’est plus obligé de grimper à l’étage pour remplir la carafe, ni de faire la vaisselle dans le lavabo de la salle de bain… Génial !

* A SUIVRE ! *

Installing kitchen… Please wait

Les enfants (et Anne !) sont en vacances cette semaine. Mais c’est avant tout la semaine où on nous installe la cuisine !

Ça a en fait commencé vendredi, où on nous a livré… 120 paquets ! Bon, OK, chacune des 29 poignées comptait comme un paquet, mais également le four ou le lave-vaisselle, qui sont un peu plus imposant, dans notre salon. On arrive encore à regarder la télé, par miracle.

Lundi, un ouvrier est venu et a tout enlevé : placards hauts et bas, hotte, carrelage du mur, sol, etc. Il a juste laissé l’évier et l’électro-ménager, parce qu’il n’est pas habilité à toucher à la plomberie.

Mardi, c’est l’arrivée de la poussière ! Le mur entre la cuisine et le salon n’existe plus. On se réfugie dans le fond du salon, un peu isolé par des bâches, pour manger des plats au micro ondes. Ah oui, c’est aussi le jour qu’a choisi l’aspirateur pour nous lâcher ! La pièce de rechange devrait arriver dans quelques jours, mais ça tombe plutôt mal…

Mercredi on continue dans la poussière, avec l’électricien qui fait des tranchées dans les murs qui restent, et la porte de la cuisine qui est remplacée par une cloison. L’évier a disparu, donc on fait la vaisselle dans le lavabo de la salle de bains… De toute façon, il n’y avait ni eau ni électricité toute la journée, donc le midi c’était tartines de pâté !

* A SUIVRE ! *

Un tour chez le photographe

Ça s’est passé il y a un an, mais on a mis un peu de temps à s’en remettre…

À une tombola de l’école primaire (vous savez, celles où on ne gagne jamais rien), nous avons… gagné un bon pour une photo gratuite chez un photographe professionnel ! On était bien content, et on y est allé tous ensemble un dimanche matin.

Le photographe était vraiment très sympa. Il nous a fait mettre pieds nus, pour qu’on soit plus à l’aise et naturels. Et dans son studio, il nous a installés, éclairés, déplacés, manipulés très gentiment tout en papotant. Nous avons fait des photos de nous tous, dans différentes poses, puis des trois enfants, puis de chaque enfant — en suivant son conseil de les prendre en noir et blanc et sur fond noir, pour qu’ils ressortent bien. On y a passé une bonne heure, et c’était vraiment un moment agréable en famille.

Ensuite, il a fait une petite sélection rapidement, puis nous a installés dans sa pièce de projection pour qu’on sélectionne celles qui nous plaisaient le plus. On en a extrait cinq, non sans difficulté.

Puis est venu le moment délicat… On avait droit à une photo gratuite, mais évidemment on pouvait en choisir d’autres et les payer. Mais les prix étaient hal-lu-ci-nants ! Il a commencé par nous donner l’exemple de l’immense impression sur toile de 1m de haut, à environ… 1500£ ! En plus, il nous donnait les prix d’une manière très peu compréhensible, après tout un tas de dimensions dans des unités bizarres et en détachant chaque chiffre: “32 pouces par 16 pouces, pour 4-5-2 !” et il faut comprendre 452 £. Et tout ça en anglais, évidemment.
Pour être honnête, il ne nous a jamais poussés à acheter. Mais ces photos, on avait passé du temps à les faire, à les admirer, à les choisir, et ne rien acheter voulait dire tout jeter à la poubelle et ne plus jamais les voir.
On s’en est sorti avec quelques centaines de pounds en moins, et quelques magnifiques encadrements en plus, mais aussi un certain sentiment de nous être fait berner dans l’histoire !

En insistant un peu, il a également accepté de nous envoyer les versions électroniques — en basse résolution, pour être sûr qu’on n’aille pas les faire développer ailleurs — et je vous les livre ici, gratuitement et sans vergogne !

New kitchen

Alors voilà, un peu avant Noël, le robinet de la cuisine commencé à fuir un peu de temps en temps, et on s’est dit qu’on aimerait bien en changer pour un plus haut (plus pratique pour la bière !).

En y réfléchissant, Anne a commencé à parler de l’évier aussi. C’est un évier en inox, pas très joli et qui laisse des traces tout le temps. Un évier plus chouette, ça serait mieux.

Nous sommes donc allé chez Wickes – le Castorama local – pour y faire notre choix. Et là, bon… Ça devait arriver un jour ! Ils s’y prennent bien: on a une visite gratuite et sans engagement, où une personne vient à domicile. Elle nous a proposé des tas de choses extraordinaires : casser la cloison entre la cuisine et le salon, et condamner la porte de la cuisine, pour y créer un angle, au lieu d’avoir une cuisine en longueur comme actuellement. Et refaire le carrelage du mur, qui fait très vieillot. Et mettre des meubles tout beaux. Et avoir un vrai four qui tienne la route, et pas le machin IKEA qu’on regrette bien d’avoir acheté. Et des plaques à induction. Et faire un plan de travail d’un seul tenant, avec l’évier intégré. Et puis changer le sol aussi. Etc, etc.
Tout cela avec les 50% de réduction, plus le four gratuit… Bref, on a signé !

Tout cela devrait se faire le mois prochain, pendant les vacances scolaires. On mangera du take-away pendant une semaine. Et après ce sera génial 🙂

Bon, et finalement on a quand même acheté un robinet. Mais je pense qu’on va attendre qu’ils nous le posent !