Japon jour 11 – Kyoto et ses temples

Une journée bien remplie aujourd’hui, avec pas moins de TROIS temples !

Pour commencer, le temple du pavillon d’or, dont le bâtiment principal est recouvert de feuilles d’or. C’est vraiment joli et impressionnant. Mais on est beaucoup à vouloir l’admirer, et il faut faire la queue pour le prendre en photo, ça gâche un peu le plaisir !
La visite se poursuit avec un tour dans les jardins – splendides bien sûr, mais on se marche sur les pieds. On est content de l’avoir vu, mais on est aussi content d’en sortir !

On marche 20 minutes jusqu’au suivant, le Ryoanji Temple, qui abrite aussi le jardin zen (merci Anne G. !). Comme il est midi et qu’on connaît bien nos enfants, on s’achète chacun un nikuman — une boule de pâte farcie aux oignons, porc, etc. Pas mauvais du tout !
On doit se déchausser pour faire le tour du temple, et c’est bien agréable après cette marche. Vive les visites en chaussettes ! Le jardin de pierre n’est pas très impressionnant : grand comme une piscine, quelques rochers dépassent de gravillons soigneusement ratissés. On sent qu’on n’est pas assez zen pour être inspiré !
En revanche, le “vrai” jardin autour, avec un lac en son centre, est superbe: cerisiers en fleur, petit sanctuaire sur une île, poissons énormes et même quelques tortues.

Une bonne marche et un coup de bus (bondé !) plus tard, et nous voici au dernier temple de la journée : Tenryu-ji. On fait le tour du jardin, qui se trouve être un des plus anciens du pays, et qui est là encore magnifique. Les filles se mettent à faire des photos de fleurs en gros plan, qui sont plutôt réussies ! (Sauf quand, comme dit Zoé, “L’appareil photo ne concentre pas !” — en anglais, focus signifie à la fois “faire le point” et “se concentrer”…)
Juste à côté se trouve une petite forêt de bambous, et c’est assez dépaysant de marcher entre ces cannes immenses et si serrées qu’il fait très sombre.

On refait une heure de bus pour rentrer, et on se dit qu’on a bien mérité un petit restau après toutes ces activités ! Zoé a le droit de choisir le cadeau de son menu enfant parmi une caisse de babioles, et trouve que les Anglais devraient faire pareil.

On retourne à Tokyo demain, un peu à regret comme d’habitude : on a adoré Kyoto avec ses temples et sanctuaires littéralement à tous les coins de rue. On n’a fait qu’en effleurer la surface.
Les photos ne rendent pas ça aussi bien qu’on voudrait, mais les voici quand même !

Japon jour 10 – Fushimi Inari

Le temps étant redevenu très correct aujourd’hui, nous voici parti pour la grande attraction de Kyoto : Fushimi Inari. Il s’agit d’un grand sanctuaire sur la montagne, qui comporte quelques milliers de grandes portes rouges, formant un chemin. C’est vraiment impressionnant, et la balade est belle. Les enfants sont de bons marcheurs maintenant, et on est tout content de faire le grand tour, qui nous amène en haut de la montagne. La foule est très dense en bas, mais on n’est plus beaucoup là-haut, ça fait du bien !

En redescendant, les vendeurs de nourriture nous font de l’œil, et on se prend chacun une brochette différente. J’opte pour celle avec des tentacules, au grand dégoût des enfants… Il y a aussi un dessert très japonais qu’on n’avait pas essayé encore: une petite boule de pâte de riz, fourrée à la pâte de haricots rouge sucrée, et surmontée d’une fraise. C’est plutôt agréable, surtout après une bonne heure de marche !

On reprend le bus pour partir — on aura passé plein de temps dans des bus bondés aujourd’hui. Il y a énormément de touristes à Kyoto en ce moment, du fait de la saison des cerisiers en fleur, et on sent que les infrastructures peinent à nous accueillir tous ! On ne va pas trop se plaindre, on a eu la chance de trouver des places assises assez souvent.

On arrive finalement au chemin du philosophe (Merci Anne G. pour le tuyau !), un très joli petit canal bordé de… cerisiers en fleur, mais oui ! On ne s’en lasse pas, et Zoé fait plein de photos de fleurs en gros plan. On trouve encore plein de Japonaises en kimonos se prenant en photo, mais aussi beaucoup de touristes du monde entier.

On rentre en bus – tellement bondé encore qu’on n’arrive pas à descendre à notre arrêt et on va jusqu’au suivant, qui est le terminus. Ça nous permet d’acheter des plats tout prêts à la gare ! Sushis pour les hommes, Bretzel-minestrone pour les femmes. Et quelques Kit-Kat bizarres encore…

(On galère avec internet, et les photos sont très limitées encore. En voici tout de même quelques unes, envoyées par pigeon voyageur…)

Japon jour 9 – Kyoto sous la pluie

La météo du jour était très britannique : fortes pluies toute la journée ! On n’avait pas envie d’aller voir des temples, sachant que les jours suivants seront meilleurs. Du coup, on s’est décidé pour le marché couvert, histoire d’être un peu à l’abri.

On part à pied, sous les parapluies transparents fournis par le gîte. (On a découvert qu’à l’entrée des magasins, on trouve soit des porte-parapluies, soit des grands sacs en plastique pour emballer son parapluie sans qu’il ne goutte partout. Bien joué !) On erre deux heures dans des petites rues très sympas, parsemées de mini-temples très mignons, sans trouver le marché.

Finalement, on se rend compte qu’on n’est pas au bon endroit… et on s’arrête pour manger dans un petit fast-food. Commander a été toute une aventure. Le menu était à moitié en anglais, mais il fallait passer commande à une machine automatique, toute en japonais ! En comparant les images et les prix, on a pu à peu près prendre ce qu’on pensait. Il fallait aussi comprendre qu’on devait mettre l’argent avant de pouvoir sélectionner quoi que ce soit, et pas à la fin de la commande comme on s’y attendait. Et trouver le bouton pour récupérer la monnaie à la fin. Au final on a réussi et on était fier !

Le marché était incroyable, plein de choses complètement inconnues. Des têtes de poisson, des pousses de bambou, beaucoup de tentacules, etc. tout ça pouvant éventuellement être planté sur une petite brochette et cuit pour être dégusté. On n’a rien mangé, mais on a admiré ! On a trouvé des petites choses sympas à ramener pour les uns et les autres, et Zoé a trouvé une ceinture pour compléter son kimono.

On est rentré toujours à pied, en suivant le fleuve et en admirant une dizaine de hérons, des canards et quelques autres oiseaux presque aussi bizarres que les produits du marché.

Faire les courses a également été une aventure. On en a un peu marre du riz et des pâtes, et on cherchait des légumes et des fruits. Mais les petites supérettes n’en ont quasiment pas, elles vendent surtout des plats tout prêts. Et les fruits sont tous extrêmement chers : la moindre pomme est vendue à la pièce, entre 2€ et 3€ ! On a pris un paquet de tomates cerises, une tête de brocoli et un paquet de pommes — pas de quoi faire un festin, mais ça faisait du bien !

Pas de photo ce soir, notre connexion internet ici est vraiment très mauvaise, mais vous pouvez admirer celles d’hier, que j’ai finalement réussi à ajouter.

Japon jour 8 – Kyoto!

Nous avons quitté le ryokan à regret ce matin — après avoir pris un dernier petit bain, vite fait avant le petit déj !
À propos de petit déjeuner, il était tout aussi étonnant que le repas d’hier soir ! Une soupe au porc, un petit poisson à cuire sur un réchaud individuel, une soupe miso, des choses dont personne ne connaissait le nom… le tout accompagné de riz et d’un très bon thé vert. On n’a pas tous apprécié la quasi-absence de sucré, mais c’était une sacrée expérience !

Après deux heures de route, on arrive finalement à Kyoto, où Yohan et Nanae nous laissent pour repartir chez eux en voiture, et nous stockons nos bagages à la consigne de la gare pour être libres !
Après quelques hésitations, nous prenons un bus pour aller admirer un des temples qui rendent la ville célèbre. C’est à celui de Chion-in que nous atterrissons, et on admire les magnifiques bâtiments, un cimetière perdu dans les collines, des sources qui coulent de partout, le tout saupoudré de pétales de cerisiers, qui sont partout en fleurs.
En redescendant, on arrive à une grande allée bordée de vendeurs de nourritures variées, et on en profite pour nourrir un peu les troupes, parce que le petit déj est déjà loin. Il y a des Japonais en kimono partout, qui se sont faits beaux pour célébrer la floraison des cerisiers et se prennent en photo mutuellement.
On aperçoit même quelques geishas, avec leur maquillage si particulier, Kyoto est aussi célèbre pour ça. Mais on sait qu’il est strictement interdit de les prendre en photo, alors on se retient !

Finalement, vers 17h, on arrive dans notre logement, une petite maison très sympa juste à côté du fleuve… et de la voie ferrée ! C’est bruyant, mais on a connu tellement pire à Tokyo qu’on est à peine impressionné.
Au dîner ce soir : omelette aux patates. Certains commencent à saturer des produits de la mer et des saveurs complexes de la cuisine japonaise, alors on se fait une petite cure de simplicité 🙂

Japon jour 7 – un Ryokan

Zoé est partie au bain, donc c’est moi qui prend le relais ce soir.
En plus j’ai oublié l’appareil photo dans la voiture, donc vous n’aurez toujours pas les photos d’hier, et à peine celles d’aujourd’hui…

Nous sommes donc repartis, un peu à regret, de la maison traditionnelle d’hier. Elle avait vraiment une atmosphère particulière, avec ses panneaux coulissants partout, ses objets mystérieux dans chaque pièce, et aussi la table chauffante avec couverture intégrée (que Anne a adorée), et les toilettes avec jet d’eau sur les fesses (que Zoé a adorée). On a aussi pu découvrir son jardin ce matin, à flanc de montagne avec des petites sources partout et une très jolie vue. On s’est dit qu’on passerait bien une semaine à cet endroit à faire des randonnées…

Mais nous avons repris la route, d’abord pour aller visiter le château de Nagoya. C’est une très belle construction, refaite récemment après avoir été complètement détruite pendant la guerre. L’intérieur est un petit musée, et les extérieurs sont aménagés avec des magnifiques jardins, surtout en cette saison avec les cerisiers en fleurs partout.

Toujours en nous rapprochant de Kyoto, nous sommes arrivés dans un ryokan — une auberge japonaise traditionnelle dont voici le site web, avec un onsen — des bains. Et franchement, c’est génial…
J’ai fait un tour aux bains avec Yohan. C’est séparé hommes/femmes, et il est obligatoire d’être nu. On doit d’abord se laver, assis sur un petit banc. Ensuite on a le choix entre un bain très chaud à l’intérieur, un jacuzzi en extérieur (avec une superbe vue sur le lac devant et un cerisier en fleur au-dessus), un sauna, une douche froide, etc. J’ai vraiment adoré alterner entre les différentes températures.
Anne et les enfants ne se sentaient pas d’y aller, et donc ils ont fait la même chose (ou presque)… sur le balcon, qui a une petite baignoire en bois et une petite douche devant.

Le repas du soir est compris dedans. On était installé dans une pièce à part, sur une table à ras du sol mais avec un trou pour les jambes, comme on commence à en avoir l’habitude. Il y avait énormément de choses, très variées. Les filles avaient un “menu enfant” avec des sushis, du crabe, une soupe, du bœuf, etc. Et nous on avait… encore plus. Je ne peux pas tout raconter, il y en avait trop, et aussi on n’a pas toujours su ce qu’on mangeait, mais c’était délicieux !

Après tout ça on est tous un peu avachi. Sauf Zoé, qui est donc partie au bain… public, avec Nanae qui a bien voulu l’accompagner !
Avec un peu de chance elle vous racontera ça demain…

Zoé à Pompéi

À l’école, Zoé a dû faire une rédaction sur leur thème du moment : Pompéi. Il fallait raconter la vie de quelqu’un pendant l’éruption.
Bonne lecture !


Dear diary,

my name is Octavius, and I am the richest (the most important) person in Pompeii. Today, I went to buy some groceries at the market. As soon as I stepped out of my precious, colossal apartment, I could hear the birds sing as they were enjoying the warm rays of sunlight. As much as I wanted to lay down in the soft, emerald green grass, I needed to go buy my lunch. When I got to the market, I went to the nearest fish stall and looked at the price. I asked the stall-owner what the most expensive was, and he said:
“Oh, that be this one, sir!”
As he took out the biggest fish of the lot, it was 10,000 denarius. Even I thought it was slightly expensive just for one fish, but he looked, well, un-taught. So I bought the fish, giving the shopkeeper 10 denarius, and he didn’t notice a thing. The thing is, another man did.
“Go away, you’re not welcome here!”
So of course, I replied.
“I’ll sell you if you’re not carefull.”
And this did the trick.


Dear diary,

this is the start of what seems a fantastic day. First of all, I have nothing planned today. This hasn’t happened in years! So, of course, I take a nap in the grass, where the birds sing me to sleep. When I woke up, I just sat and admired the breathtaking view. As the sun went down on the horizon, Pompeii lit up and that felt like the best moment of my life. But something was not right…

The horses were panicking, the dogs were barking, the birds were screeching. Dusty, black clouds of ash were heading towards me. This did not bother me too much, as the clouds of ash made it calming, in a way. Quite suddenly, the ground started to shake, and I did not feel relaxed. It was a sign that the Gods were angry, but I was not sure why.

Just when I thought things could not get worse, boiling hot rocks shot out of the gentle mountain. With the rocks came fire, which looked like a thousand fireflies shooting out of a rocket. To my great surprise, lava started oozing out like the blood that was about to be shed. Cracks started to form in the ground. The city was panicking…

What was happening? Nobody knew. Were we going to die? Nobody knew. But one thing was for sure. I did not want to die the slightest bit. Fortunately, I had a plan. I rushed inside the house, ran down the flight of stairs like a marble rolling down a hill, and locked myself in the wine cellar. Snap! A rope broke, and a whole building fell to the floor. Crash! A house went down with it. I could hear the peopple screaming, children crying. I peeped through a crack in the wall. Giant fire balls shot out of the mountain like meteorites destroying everything in its path. Almost the whole city was on fire now. Apart from — Bang! Sizzle! One of the rocks had reached my precious mansion! Crackle! Crackle! Now my place was on fire. Bang! The trapdoor fell. There was no escape. In desperation, I tried opening the crack, but it was hard as rock. The lava rushed in.

Goodbye


Now, you might be wondering, how can I write my story if I’m dead? Well, it’s simple. I’m in Hell. Alive people would think that it’s horrible and stress, but it’s actually really boring. No, seriously, there’s nothing to do. That is why I wrote my story.

The end


Une balade à Basildon

Un petit tour en forêt la semaine dernière, autour de Basildon Park était l’occasion de rafraîchir la photo d’en-tête.
Elle en avait bien besoin, la précédente datait d’il y a deux ans et demi, lors de nos vacances au Lake District. Et il y en a qui ont bien changé depuis, suivez mon regard !

Ce coup-ci on n’avait pas oublié les bottes. On était presque déçu de ne pas avoir croisé tellement de boue. Heureusement il y avait une bonne flaque où les filles ont pu patouiller et salir leurs bas de pantalon.
Ouf!

Iris et les bêtes dangereuses

À l’école, Iris fait partie du groupe des more able. Ça veut dire qu’elle réussit bien à l’école, mais aussi qu’elle a des capacités qui ne rentrent pas très bien dans un cadre académique, que l’école essaie d’exploiter et de stimuler avec des activités différentes.

En février, elle avait l’opportunité de faire une présentation devant ce groupe d’élèves, sur le sujet qu’elle voulait.
Au départ, elle ne voulait pas trop. C’est quand même du travail supplémentaire ! On a trouvé un sujet qu’il l’intéressait, et ça a aidé : les animaux dangereux d’Australie ! (Elle regarde beaucoup de documentaires animaliers, et toutes ces bestioles mortelles l’intéressent…) Le prof de karaté a aussi poussé un peu, et finalement elle s’est décidé à le faire.

Elle a beaucoup travaillé, fait des diapos sous Powerpoint, et présenté tout ça la semaine dernière, dans le grand amphi de l’école. Elle avait répété devant Anne auparavant. Elle a rajouté des petites blagues de temps en temps, pour capter l’attention. Bref, elle s’est très bien débrouillé !

Le lendemain, il y avait une réunion parents-profs, et la prof d’Anglais, qui s’occupe aussi des more able, n’a pas tari d’éloges sur sa présentation — et aussi sur son travail. Son seul reproche était qu’Iris ne participe pas assez en classe.
C’était d’ailleurs général chez tous les profs que j’ai pu voir : elle travaille bien, mais la participation est trop faible.
SAUF en drama (théâtre, qui est un cours à part entière ici), où elle est apparemment très à l’aise sur scène, capable de jouer différentes émotions, etc. Le prof a dit que c’était assez courant que les élèves discrets se révèlent dans son cours. Et il a essayé de la recruter pour son option de l’année prochaine…

Voici les slides de la présentation – et non, on n’y a pas assisté donc il n’y a pas de vidéo malheureusement !

Cheval préhistorique

En Angleterre, il y a plusieurs endroits où les hommes préhistoriques ont dessiné des chevaux stylisés sur les collines (par manque de grotte, peut-être…). Nous sommes allés en voir un, le Cheval blanc d’Uffington, pas très loin de chez nous.
La colline en question est le point le plus haut de la région, avec une vue supposée être magnifique… Mais il y avait un tel brouillard qu’on n’a pas vu grand chose !

La purée de pois s’est un peu éclairci au fur et à mesure qu’on marchait. On est passé par une autre colline, supposée être celle où Saint George a occis son dragon, devenant ainsi le saint patron de l’Angleterre !
En redescendant, on a croisé un village typique, avec maisons en toits de chaume, église carrée, cimetière herbeux autour, …

Malgré le temps, c’était quand même une belle balade, dont voici quelques photos !